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Messages

Le malaise malaisant

La situation se dégrade dans les universités depuis plusieurs années. Au Québec comme ailleurs, il faut parler conforme, penser conforme, respirer conforme et, autant que faire se peut, suivre le troupeau sans trop poser de questions, éthiques ou autres – ( Le cadenas psycho-socio-économique ).  Mais voilà que l’étau se resserre sur la liberté d’expression, de pensée et d’enseignement par une force incroyable qui provient de la masse d’étudiants réunis tous ensemble, ces mêmes élèves qui sont là précisément pour apprendre à penser, à critiquer, à débattre de concepts et d’idées.  Mais non, c'est plutôt la peur qui les habite, la peur d'être confrontés, brusqués, de subir un choc des idées, par l'incapacité même de remettre simplement des textes dans leur contexte historique. Des étudiants en littérature qui ont peur des mots, c’est comme une médecin de famille qui serait effrayée de faire une piqûre ou bien une intervention sur un corps étranger – (lire Les mots...

Ces femmes qui dérangent...

Marie Gérin-Lajoie, la première femme au Québec à obtenir un baccalauréat (en plus des meilleurs résultats!) en 1911. Maudit que j’aime les femmes qui dérangent…  « Mais à l’époque, comme toutes les pionnières, Marie Gérin-Lajoie dérangeait et innovait. On lui doit beaucoup. »  À lire  :  Marie Gérin-Lajoie, une première de classe à la défense des démunis  (Jean-François Nadeau,  Le Devoir , 7 janvier 2021) 

Agresser la femme qui dort

Gilbert Rozon a été acquitté des accusations graves portées contre lui d’avoir violé une femme durant son sommeil, se posant lui-même en « victime » dans cette affaire. Le comédien américain Bill Cosby droguait pour sa part des femmes à l’aide de sédatifs pour mieux les endormir et les violer en toute tranquillité.  Un répartiteur du 911 , lui, a profité du sommeil d’une policière pour l’agresser sexuellement lors d’un party. « Elle s’est réveillée, avec horreur, et l’a repoussé. »  Similairement, l’ex-député libéral Yves St-Denis a été trouvé coupable d’agression sexuelle en août 2019 pour avoir embrassé une femme durant son sommeil. « Même si son refus de dormir ensemble était clair, Yves St-Denis s’est rendu dans la chambre et a embrassé la victime dans son sommeil. Celle-ci s’est aussitôt réveillée en le repoussant. »  Agresser des femmes dans leur sommeil n’a strictement rien de nouveau. C’est non seulement un jeu d’enfant, une ...

La femme-corps

« Être beau, être jeune, être mince… C’pas mêlant, chu toujours au régime ! »  Cette phrase, de mémoire, était une ligne de la très talentueuse actrice Dorothée Berryman dans Le Déclin de l’empire américain de Denys Arcand, sorti en 1986 – film qui avait violemment pété ma balloune de jeunesse et toute la naïveté qui l’enveloppait.  On demande sans cesse aux femmes tout cela : de rester belles, jeunes et minces. Malgré tous les progrès des dernières décennies, toutes les avancées féministes, malgré tous les beaux discours, les bonnes intentions, les batailles, les revendications, et ces maigres débuts d’émancipation féminine, on veut voir seulement des femmes jeunes, minces et belles.  Encore aujourd’hui, au XXIe siècle, la femme demeure un corps, sans plus, dénuée d’intelligence, de créativité, d’expérience. C’est essentiellement une femme-corps.  Et chaque fois qu’une femme ne correspond pas (ou plus) à ses trois critères bien précis, on la déc...

Papa Legault et la société-enfant

« Legault nous a enlevé Noël ! », a lancé la brigadière à un homme quinquagénaire sur l’avenue Van Horne – (je me tiens aussi dans Outremont, toé Chose, pas juste dans Hochelag !) Ils ont commencé à discuter ensemble, c’était pas mal enflammé.  C’était d’ailleurs sur toutes les lèvres, jeudi et vendredi derniers : Noël, Noël, Noël !  « Quoi ? Noël est annulé ?! »  Ouais. Papa Legault a dit non. Après des semaines de tergiversations, de « contrat moral » avec la population, d’interminables questions des journalistes sur les rassemblements, le nombre possible d’adresses, de participants, de multiplications, de décorations, de chiffres exponentiels et toute le kit, papa Legault a tranché : On n’a pas été assez fins ces dernières semaines, on n’a pas eu de bons résultats au bulletin COVID-19. Fini, Noël !  Infantilisée de tous bords tous côtés, la société-enfant boude présentement dans son coin, pas contente de la décision de papa Lega...

Les « personnes menstruées » …

Au début des années 90, j’avais affirmé à un petit groupe d’amis soi-disant de gauche et progressistes que c’est le gouvernement qui devrait payer pour les produits hygiéniques féminins, l’achat de ces tampons et serviettes hygiéniques étant un fardeau financier récurrent qui affecte les femmes mais jamais les hommes, créant ainsi une inégalité économique basée sur la biologie, le sexe, et donc, sexiste.  J’avais passé pour une vraie hurluberlue. On m’avait rabrouée en me disant que j’exagérais, que « franchement ! » « le gouvernement, c’est nous tous », qu’on ne va tout de même pas commencer à payer des tampons à toutes les femmes de la société. « Ben voyons don ! »  Mais voilà que «  l’Écosse est devenue le premier pays de la planète où les produits menstruels seront offerts gratuitement. Les autorités locales devront fournir des tampons et des serviettes hygiéniques à quiconque en a besoin  » pour contrer la pauvreté liée aux menstrua...

Observations pandémiques

En temps normal, à Montréal, lorsqu’un gars monte dans le métro en portant une cagoule ou un masque, on débarque. On sait d’emblée qu’il y aura de la marde. Il s’apprête à faire le smatte, quelque chose d’illégal, à foutre le bordel, bref, c’est sûr qu’il y aura de la casse. En temps de pandémie, chers amis, c’est le contraire. C’est celui qui ne porte pas de « couvre-visage » qui fait que… on dégage ! Surtout s’il tient une cannette de bière entre les mains… « Bon ben, bye là ! » Changement de wagon… On attend le métro à Berri. La dame à côté de moi porte un masque « fait maison ». Non, non, pas en tissu, en tricot. Oui, oui, vous avez bien lu, un masque tricoté pas du tout serré mais avec de la belle laine « arc-en-ciel ». Tabar…! « Euh… des grosses mailles, madame, vous ne pensez tout de même pas que ça fonctionne, ça là, là, hein ? Que ça bloque les gouttelettes et les aérosols !? »  Une dame à l’arrêt d’autobus me parle d...

La vulgarité (plus ou moins) silencieuse

Lors des dernières élections au Québec, en 2018, j’avais passé quelques heures au bureau de ma circonscription à faire du pointage. Essentiellement, cela consiste à appeler les gens pour leur demander pour qui ils ont l’intention de voter, carrément.  Je l’avais écrit alors : « il y a des observations intéressantes à faire sur la psychologie de l’électorat. » ( Le terrain, le terrain, le terrain… )  Outre les nombreux problèmes méthodologiques entourant ces techniques de pointage tout comme ceux, peu fiables, des sondages, une chose est sûre : beaucoup, beaucoup d’électeurs refusent de répondre à la question.  Je n’ai évidemment pas de chiffres pour appuyer mes observations, mais laissez-moi vous dire que cette proportion est loin d’être négligeable. Plein de gens ne veulent pas divulguer cette information, leur vote étant personnel, secret.  Sans doute est-il plus facile d’obtenir la vérité ou d’extirper une réponse claire et précise en deman...

Les autruches (2)

« Avez-vous remarqué comment les données dévoilées quotidiennement par le gouvernement sont devenues importantes dans nos vies ? », écrivait récemment l’éditorialiste François Cardinal de La Presse . Ne manquait qu’une petite précision à cette question : « …importantes dans nos vies de journalistes  ».  Car bien des gens ont décroché depuis l’été dernier. Ils sont saturés, écœurés, fatigués, fermés, hermétiques, se tiennent loin des points de presse du PM et de la Santé publique, de l’actualité, des chiffres, des statistiques.  « As-tu vu les chiffres d'aujourd’hui, le nombre de cas de COVID-19 au Québec ?, demandais-je ici et là pour connaître le nombre de cas après 11h, n'ayant pas d'Internet sur mon maudit cellulaire. - Non, je ne regarde plus ça. J’ai décroché, pu capable », me répondent-ils tous, jour après jour.  On me dira qu’il s’agit là d’un « échantillon peu représentatif » de la réalité. Évidemment. Ce n’est ...

Les richesses multiples

« Depuis la pandémie, tous les indicateurs montrent que les disparités n’ont cessé d’augmenter. Les communautés noires et racisées, celles parmi les moins bien nanties, sont les plus à risque d’en subir les effets. L’intolérance qui découle aussi de ce fossé pousse à s’entre-dévorer tandis que les plus riches s’engraissent. Entre avril et juillet 2020, en plein confinement, la fortune combinée des Canadiens les plus riches a augmenté de 23 %, passant de 144,1 milliards de dollars à 178,5 milliards. » - ( Le fossé , Jean-François Nadeau, Le Devoir , 13 oct. 2020)  En plein confinement, en pleine pandémie, certains fortunés, comme le violent comptable Pierre-Yves McSween continue de s’enrichir. C’est du beau. Bravo les boys .  Ce ne sont pas les riches, les millionnaires ou les gens d’affaire qui horripilent à ce point, c’est le manque de conscience, l’absence totale de compassion et d’empathie pour les autres qui, eux, pendant ce temps, pataugent dans ...

La Grande Bibliothèque (en zone rouge)

Lorsque le gouvernement du Québec a annoncé de nouvelles restrictions pour contrer la propagation du coronavirus, s’appliquant dès le 1er octobre dernier, il avait alors affirmé que les bibliothèques seraient fermées.  « Noooooon ! » Mais dès le lendemain, notre PM (tant aimé du peuple québécois) François Legault corrigeait le tir : on pourrait encore emprunter des livres. « Yé ! »   Je me suis néanmoins empressée de réserver plusieurs titres, de peur qu’il change d’idée et de me retrouver sans bouquin pendant des mois comme ce qui fut le cas durant le Grand Confinement – j’ai lu le même livre trois fois.  Je suis donc allée chercher ces précieuses réservations. Et laissez-moi vous dire que ce fut la totale, mesdames et messieurs, en matière de sécurité.  D’abord, il vous faut réserver vos livres à distance, grâce à votre dossier et votre carte de membre, pas moyen de fouiller ou de bouquiner sur place, en  « présentiel ».  Une fois la confirmation d...

Le violent comptable

Étiez-vous à l’écoute, hier soir, lors de ce rendez-vous dominical, de notre grand-messe, de notre grand rassemblement du dimanche soir lorsqu’est arrivée cette violence de propos, à l'émission Tout le monde en parle ? Et je ne parle ici de la dure réalité des Autochtones et des inégalités, du personnel soignant au front de cette pandémie ou même des patients qui ont durement survécu à la COVID-19, mais bien de ce minable, de ce pauvre con, je veux dire comptable, Pierre-Yves McSween . Je tiens d’abord à souligner que je venais tout juste de terminer, quelques heures plus tôt, le livre de l’écrivaine Marie-Pierre Lafontaine, Chienne (Héliotrope, 2019). C’est d’une violence, cette autofiction, d’une tension, d’une charge continue à la limite du supportable mais néanmoins accompagnée d’une fine écriture claire et intelligente. Mais là, voyez-vous, je m’y attendais, à cette violence, m’y étais préparée psychologiquement. J’étais prête à le lire, ce livre, à entendre la vérité, à ...

Le président téflon

Il aura fallu un méchant virus particulièrement sournois pour coller à ce président téflon. En effet, depuis sa candidature à la présidentielle, en 2015, et même avant, Donald Trump a dit tout ce qui lui passait par la tête sans aucune conséquence. Rien, absolument rien n’a collé à la peau orange de ce président américain. On ne compte plus ses mensonges – enfin si, certains les dénombrent et les répertorient encore – de même que toutes les conneries, les vacheries et les stupidités que ce président « hors-norme », c'est-à-dire anormal, a pu exprimer au cours des quatre dernières années : «  Grap them by the pussy  », «  I could shoot anybody in the middle of the street and get away with it  », «  good people on both sides  », entre autres exemples, en plus d’innombrables commentaires et remarques sexistes, racistes de narcissique fini. Mais qu’importe puisqu’il s’agit d’un président téflon. Si un autre président américain, ou une présidente (on a ...

L'adaptation silencieuse

Lorsque Charles Darwin partit à la découverte du monde et de ses habitants naturels, lors d’un long périple à bord du  Beagle  dans les années 1830, il remplit de nombreux cahiers et calepins de notes et d’observations les plus diverses. Le brillant naturaliste anglais remarqua entre autres, dans les îles Galapagos, que chez une même espèce d’oiseaux, certains individus avaient pourtant un bec plus long que d’autres. Pourquoi en était-il ainsi ? Parce que les fleurs sur quelques-unes de ces îles où habitaient ces oiseaux, nota Darwin, étaient tubulaires. Ces oiseaux s’adaptèrent donc graduellement à leur environnement, afin de pouvoir puiser le bon nectar. C’est-y pas beau, ce détail de la vie sur, justement, l’intelligence de la vie ? Il en est de même chez les êtres humains. La majorité des individus de notre espèce s’adaptent habituellement au changement comme à leur environnement, lentement, graduellement, silencieusement. Or, UN des problèmes avec les humains – j...

« Quoi qu’il arrive », sauf pour les pauvres

Au printemps dernier – merci à la pandémie –, Radio-Canada avait débrouillé sa chaîne d’information continue, RDI. Mais depuis le 30 juin dernier, c’est fini, RDI pour tous. Il faut maintenant s’abonner. Fuck les pauvres !, et l’accès à l’information gratuite, enfin presque. Or, que voulez-vous qu’il arrive de plus, pour débrouiller une chaîne d’information d’État accessible à tous ? On est en pleine pandémie ! … La deuxième vague s’en vient sûrement – peut-être même un tsunami, mais bon, il est difficile de voir la vie en rose ces temps-ci, ni une quelconque couleur de l’arc-en-ciel, d’ailleurs. En plus de cette crise sanitaire sans précédent, du moins de notre vivant, n’oublions pas la crise climatique qui se poursuit. Car, de ce côté, il n’y a toujours rien de réglé. Ou ai-je manqué quelque chose ? Et c’est sans parler de la crise économique… Quoi ? Il n’y a pas de crise économique, vous dites ? Attendez quelques mois encore, ça va péter de tous bords tous côtés. Non seule...

TV: L’avenir est dans le champ

On apprend que Télé-Québec amorce «  un changement de garde — de mentalité et de positionnement idéologique —, même si les patrons de Télé-Québec s’en défendent bien.  » Pourquoi s’en défendent-ils ? On l’ignore. On apprend également qu’il y aura une émission animée par deux femmes… Quoi ? DEUX femmes animeront ensemble une émission ? « Champagne ! » … Wô-minute, pas si vite, la smatte. As-tu vu le titre ? L’avenir nous appartient. Oh boy… On va donner une chance aux coureuses – depuis le temps qu’on demande une émission animée par des femmes –, mais, disons-le, ça part ben mal. C’est qui, ces gens, qui, durant une belle réunion, sans doute chacun dans leur maison en télétravail, se disent : « Ouais, c’est ça ! On l’a, notre titre d’émission animée par deux femmes ! L’avenir nous appartient . C’est vraiment super. C’est gagnant, positif, rafraîchissant. C’est ça, c’est bon ! » L’avenir nous appartient , dans le sens de «  The fu...

En rafale… (9)

Un homme qui pose des questions cherche la vérité. Une femme qui pose des questions, elle, cherche la chicane. Et comme je (me) pose beaucoup de questions… *** Quoi ?! Ce sera bientôt la fin des francs-tireurs ? Est-ce pour enfin nous proposer Les francs-tireuses ? ( Deux hommes en or, deux femmes invisibles /  Si les femmes étaient importantes  /  TV : Pitch féministe / etc., etc., etc…) Plusieurs personnalités publiques affirment se retirer des réseaux sociaux en raison de la toxicité et de la haine qui y règnent. La question, depuis le début, demeure toujours la même : C’est quoi, au juste, l’intérêt d’aller naviguer dans les égouts psychiques de la société humaine ? Vous aimez à ce point la marde ? Anybody ? #viergeenreseauxsociaux Égalité raciale: des galaxies perdront leur surnom, annonce la NASA . Les employés de la gouverneure générale devraient-ils apprendre immédiatement ces modifications afin d’éviter l’humiliation lors de la prochaine réunion...

« Athlete A »: l’art de manipuler des fillettes

Il a bien fallu s’abonner à ce satané Netflix (ne serait-ce qu’un mois) pour voir la série documentaire portant sur le pédophile milliardaire et brillant manipulateur, Jeffrey Epstein : Filthy rich . Et puis est ensuite arrivé le film documentaire Athlete A (c’est ainsi qu’ils attrapent tout le monde, j’imagine) qui retrace pour sa part le parcours d’une poignée de journalistes du Indy Star enquêtant sur ces nombreuses allégations d’agressions sexuelles du Dr. Larry Nassar, commises sur plusieurs gymnastes américaines. Contrairement au pédophile milliardaire Jeffrey Epstein, qui finançait lui-même son réseau de services sexuels composé majoritairement de mineures à même sa richesse, sa malhonnêteté et ses menaces, le « bon docteur » Larry Nassar, lui, travaillait pour une puissante organisation, jouissant d’une glorieuse réputation et, du même coup, d’un important financement, Team USA Gymnastics. Tout scandale au sein de cette organisation aurait automatiquemen...

Julie Payette a besoin d’espace

C’est l’une des richesses dont on parle trop peu, l’espace. Si vous êtes riche, non seulement le temps vous appartient enfin – c’est l’argent qui doit « travailler pour vous » évidemment, pas le contraire –, et vous possédez ainsi les deux éléments fondamentaux de la plus grande ressource qui soit : l’espace-temps. On le sait, les milliardaires, les millionnaires et les simples riches parvenus s’achètent ou louent des îles, durant leurs vacances ou pour leurs simples loisirs. Rien de moins ! La vraie évasion. Le reste, c’est pour la classe ouvrière. Les pauvres, eux, doivent se contenter de petits espaces, vivant dans des endroits exigus, restreints, concentrés, surpeuplés, sans cour, ni jardin, ni espace vert, ni même balcon en arrière. ( La pauvreté, cette prison ) Qui sont les plus touchés par la propagation du virus, d'ailleurs ? Les pauvres entassés les uns sur les autres, cela va sans dire, là où la concentration de la population, urbaine bien souvent, est ...