L’époque devrait s’appeler ainsi : Agir d’abord, penser ensuite. C’est devenu régulier, une habitude, presqu’une norme à suivre. Ou est-ce que tout ce beau monde est juste trop pressé et veut aller très vite ? Ça commence par une « grande nouvelle » . Totalement déconnecté du monde et de la réalité sur le terrain des vaches et des simples citoyens, une organisation quelconque – ça peut être une entreprise, un organisme, une société d’État, un parti politique, etc. –, bref, on fait une grande annonce. En grande pompe et en se pétant les bretelles, on lance la « nouvelle » dans l’univers – un nouveau procédé, une nouvelle façon de faire, une maudite bonne idée qui va révolutionner la patente et « les affaires ». Tout sourire, l’équipe de marketeux, des communications et des relations publiques, en étroite collaboration avec la « haute direction » bien sûr, annoncent la grande nouvelle. Ils se sentent particulièrement f...
Quand j’étais enfant, je jouais par terre avec une petite fille qui s’appelait Christine Fréchette. On habitait toutes les deux à Trois-Rivières-Ouest, secteur Duvernay, rue Calais et de Bordeaux. Il y avait un piano chez elle ; cela me fascinait. On avait 5 ou 6 ans, je ne m’en rappelle plus. Après cela, on s’est tout simplement perdu de vue. On ne fréquentait pas les mêmes écoles. Hier, cette petite fille, maintenant une femme bien entendu, est devenue la première ministre du Québec. On devrait être fière de cette petite Trifluvienne, non ? Bof. Maintenant que cela est dit, je peux la critiquer vertement et en toute transparence. Pendant des années, je suivais de loin, de très loin même sa « carrière » ; les « carriéristes », moé, j’en ai franchement rien à faire. Comme bien des gens, je l’ai vu et écouté analyser la politique américaine à Radio-Canada. Ensuite, je l’ai également observé claquer la porte du Parti québécois pour, des années plus tard, être élu...