Les prières dans les rues sont interdites. Pourtant, il n’y a pas que les musulmans qui font des prières, de la propagande religieuse ou encore du prosélytisme. Qu’attend-on pour libérer les rues et les espaces publics des religions, de toutes les religions ? « Preachers » et propagande religieuse à Montréal Au centre-ville de Montréal, c’est devenu un véritable fléau. Pas moyen de marcher trois coins de rue sans se faire parler, voire harceler à propos de Jésus, de Dieu, ou encore se faire crier des versets de la bible dans les oreilles. Dans bon nombre de stations de métro, par exemple, comme à maintes intersections du centre-ville, il semble être devenu tout à fait normal que des Témoins de Jéhovah soient plantés là, avec leurs brochures, leurs petites valises et leurs messages bibliques, n’attendant que vous les regardiez dans les yeux pour vous parler de Dieu. Est-ce légal ? Ont-ils un permis pour être là ? Il faut arrêter tout cela. Il y a également tous ces prea...
Né à Paris en 1647, François Poullain de La Barre (1647-1723) était clairement un homme drôlement en avance sur son temps, un visionnaire de la pensée humaniste, un précurseur de son époque. En 1673, en effet, l’homme qui fit des études en théologie et qui fut ordonné prêtre publia une étude sur « l’émancipation des femmes » intitulée De l’égalité des deux sexes : discours physique et moral où l’on voit l’importance de se défaire des préjugés . Se défaire des préjugés sexistes, des discriminations et des inégalités dont étaient et demeurent victimes les femmes. À cette époque, les femmes n’occupent toujours pas de postes ou de fonctions dans la sphère publique ou dans l’arène politique, et leurs tâches demeurent essentiellement maternelles et domestiques ; faire des enfants, s’en occuper, les nourrir, les soigner, les élever, en plus de voir à toutes les tâches domestiques. Pourtant, Poullain de La Barre, lui, au XVIIe siècle, rêvait déjà de voir des fem...