La danse a toujours été associée aux forces du Mal, à la présence satanique, aux manifestations et « contorsions diaboliques », et donc, au péché, du moins dans la religion catholique. Salomé, par exemple, est un personnage biblique qui incarne « la puissance diabolique » et funeste « d’une femme qui danse ». (1) Selon l’un des pères fondateurs de l’Église catholique, Jean Chrysostome (vers 345-407), d’ailleurs : « Ubi Saltatio Ibi Diabolus ». « Là où il y a la danse, il y a le diable ». Ce lien intime entre la danse et le prince des anges déchus est à la source de nombreuses légendes, comptines et contes pour enfants. Il existe également un proverbe suédois éloquent à cet effet : « Il n’y a pas de danse sans que le diable y mette sa queue » … En raison de ce malheureux amalgame entre « Le Malin » et le domaine de Terpsichore, plusieurs sociétés et religions ont interdit la pratique de la danse, au fil du temps, ce...
L’immense panneau publicitaire surplombe une partie du quai de la rame de métro à la station Berri-UQAM. Comme c’est le cas dans la majorité des publicités sexistes, le corps de la femme est de nouveau présenté comme un objet. Dans ce cas-ci, pour vendre un ridicule mascara « 24 heures ». Sur l’affiche, un corps de femme est utilisé pour illustrer le merveilleux design de la brosse, la brosse étant située juste devant, superposée au corps d’une femme pour nous rappeler ses « courbes ». Courbé, « corps et volume », voilà les mots-clés. La brosse est un corps de femme, et vice versa, la femme est une brosse. C’est du pareil au même, le corps de la femme est un objet. Un objet qui s’achète et que l’on peut utiliser à souhait pour, éventuellement, le jeter et passer à un autre. Même affaire, même chose. Une chose. Un objet. Un corps de femme exploitable et exploité. La brosse « courbée et innovante » « Sensational Body » de Maybelline ....