Féministe, progressiste, indépendantiste, militante, je me suis toujours considérée de gauche. Cela va de soi, non ? Mais depuis quelques années maintenant, la gauche tire tellement à gauche de la gauche que, forcément (par la force du mouvement, effectivement), on se retrouve soudainement à droite. Au secours ! Je suis féministe, et donc, je m’oppose, entre autres, à toute forme d’oppression, d’utilisation et d’exploitation du corps de la femme. Mais, depuis plusieurs années maintenant, le discours gauchiste a subi une entorse idéologique à son raisonnement féministe et les gauchistes soutiennent dorénavant, et ce, en très grand nombre, des vêtements et des signes religieux qui servent pourtant à ostraciser les femmes, à les invisibiliser, à les effacer dans l’espace public. Et lorsque vient le moment de dénoncer ce travers, ce renversement idéologique de la gauche, on vous traitera de tous les noms. « Islamophobe ! » Indépendantiste, je suis aussi nationaliste. J...
La danse a toujours été associée aux forces du Mal, à la présence satanique, aux manifestations et « contorsions diaboliques », et donc, au péché, du moins dans la religion catholique. Salomé, par exemple, est un personnage biblique qui incarne « la puissance diabolique » et funeste « d’une femme qui danse ». (1) Selon l’un des pères fondateurs de l’Église catholique, Jean Chrysostome (vers 345-407), d’ailleurs : « Ubi Saltatio Ibi Diabolus ». « Là où il y a la danse, il y a le diable ». Ce lien intime entre la danse et le prince des anges déchus est à la source de nombreuses légendes, comptines et contes pour enfants. Il existe également un proverbe suédois éloquent à cet effet : « Il n’y a pas de danse sans que le diable y mette sa queue » … En raison de ce malheureux amalgame entre « Le Malin » et le domaine de Terpsichore, plusieurs sociétés et religions ont interdit la pratique de la danse, au fil du temps, ce...