Le Parti québécois (PQ) pourrait bien parvenir au pouvoir lors du dévoilement du scrutin demain soir. Mais ne sabrez pas tout de suite le champagne (ou, pour les pauvres, la grosse bouteille d’eau minérale). Car même si le parti indépendantiste de PSPP obtient la majorité, ce sera sur la peau des fesses. Ce ne sera pas une victoire éclatante. Et même majoritaire, avec 64 députés ou plus au Salon bleu de l’Assemblée nationale, pourrait-on vraiment parler d’une victoire claire ou d’un « mandat fort » pour le PQ avec seulement 30% du vote ? C’est ce qui arrive avec autant de partis politiques en place. Ce fut une campagne électorale trop longue avec cinq partis, cinq chefs et beaucoup d’annonces chaque jour. Même les plus mordus de politique n’en pouvaient plus de toutes ces annonces au quotidien. Et rappelons également qu’aux urnes, il n’y a pas seulement cinq partis politiques au Québec. Non. En tant que « bonne citoyenne » responsable, je suis allée voter par a...
Les débats des chefs sont maintenant terminés, le vote par anticipation commence en fin de semaine et cette campagne électorale est beige comme les vestons de plusieurs madames, première ministre et mairesse. Mais qu’importe, vive la démocratie, même plate et beige. Le résultat du scrutin, lui, le 5 octobre prochain pourrait être époustouflant – enfin, on espère et on croise les doigts. *** Jusqu’à présent, la meilleure question posée à Ruba Ghazal de Québec solidaire a eu lieu lors de la mêlée de presse après le premier débat des chefs (« Face-à-face ») à TVA alors qu’un journaliste lui demande tout de go : « Est-ce que vous instrumentalisez l’immigration ? » Bon, enfin, le chat sort du sac orange ! … Sa réaction faciale vaut de l’or. Car en voulant sans cesse attaquer le Parti québécois sur la baisse du seuil de l’immigration tout en faisant de nombreux amalgames (intolérance, exclusion, etc. avec leur ridicule « indépendance inclusive...