Ces objets me fascinent. Selon le Journal de Montréal , il existe encore près de 3700 cabines téléphoniques au Québec où l’on peut encore faire un appel pour 50 cents, dont près de 40 % (1450) sont à Montréal. Parfois, les appareils sont encore en bon état et fonctionnels, d ’ autres fois, ils semblent avoir vécu la guerre (ou le vandalisme), et non, il n ’ y a plus jamais d’annuaire en-dessous, dans l’espace prévu à cet effet. Certains citoyens les utilisent encore, j’en ai aperçus quelques-uns. Chaque fois, je me dis que c’est soit un espion, soit un pauvre ou bien un mari infidèle...
Autant que faire se peut, je vis le plus loin possible de mon téléphone. Je ne veux pas être dérangée. Il m’arrive aussi de l’oublier pendant des heures dans mon sac. Disons que, non, je ne suis pas accro à mon cellulaire. Au contraire. Ainsi donc, lorsque je me promène dans la ville, la tête haute, je vois, regarde et observe le monde autour de moi. Nous sommes de moins en moins nombreux à vivre et à déambuler ainsi dans la ville, il est vrai, mais lorsqu’on se croise, il arrive qu’on se salue ou même qu’on se jase. Utiliser le transport collectif au quotidien est donc pour moi un excellent moyen d’observer le monde dans lequel nous vivons, sorte de cliché instantané de notre société. En quelques minutes à peine, vous pouvez apprendre plein de choses sur la société, observer les mœurs et les comportements de nos concitoyens, respirer l’ambiance, ressentir les vibrations de la ville, voir et sentir les gens qui vous entourent – parfois, littéralement. (Vous savez, la maudite charge odo...