Autant que faire se peut, je vis le plus loin possible de mon téléphone. Je ne veux pas être dérangée. Il m’arrive aussi de l’oublier pendant des heures dans mon sac. Disons que, non, je ne suis pas accro à mon cellulaire. Au contraire. Ainsi donc, lorsque je me promène dans la ville, la tête haute, je vois, regarde et observe le monde autour de moi. Nous sommes de moins en moins nombreux à vivre et à déambuler ainsi dans la ville, il est vrai, mais lorsqu’on se croise, il arrive qu’on se salue ou même qu’on se jase. Prendre le transport collectif au quotidien est donc pour moi un excellent moyen d’observer le monde dans lequel nous vivons, sorte de cliché instantané de notre société. En quelques minutes à peine, vous pouvez apprendre plein de choses sur la société, observer les mœurs et les comportements de nos concitoyens, respirer l’ambiance, ressentir les vibrations de la ville, voir et sentir les gens qui vous entourent – parfois, littéralement. (Vous savez, la maudite charge odor...
Féministe, progressiste, indépendantiste, militante, je me suis toujours considérée de gauche. Cela va de soi, non ? Mais depuis quelques années maintenant, la gauche tire tellement à gauche de la gauche que, forcément (par la force du mouvement, effectivement), on se retrouve soudainement à droite. Au secours ! Je suis féministe, et donc, je m’oppose, entre autres, à toute forme d’oppression, d’utilisation et d’exploitation du corps de la femme. Mais, depuis plusieurs années maintenant, le discours gauchiste a subi une entorse idéologique à son raisonnement féministe et les gauchistes soutiennent dorénavant, et ce, en très grand nombre, des vêtements et des signes religieux qui servent pourtant à ostraciser les femmes, à les invisibiliser, à les effacer dans l’espace public. Et lorsque vient le moment de dénoncer ce travers, ce renversement idéologique de la gauche, on vous traitera de tous les noms. « Islamophobe ! » Indépendantiste, je suis aussi nationaliste. J...