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Messages

Affichage des messages du mai, 2022

« Un printemps à faire » chez les solidaires

Je souhaitais vraiment aller au congrès de la CAQ à Drummondville la fin de semaine dernière. Je voulais entendre et voir de près à quoi ça ressemble, des caquistes qui jasent de nationalisme et de fierté québécoise – le thème portant sur «  Un Québec fier !  » – loin des enjeux et des priorités qui préoccupent l’ensemble des Québécois. Mais les frais d’inscription de 180$ exigés aux « non-membres et observateurs » ont vite refroidi mes ardeurs.  Or, samedi après-midi, j’appris qu’un rassemblement de mon ancien parti avait lieu à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau et que, en plus, c’était gratuit. Youppi. Même si la soirée affichait « complet », j’ai réussi à mettre la main sur un billet.  On nous promettait de «  belles choses  », ce soir-là, question de lancer la campagne électorale : « Lorsque politique et musique se sont rencontrés dans le passé, de belles choses se sont produites. Donnons le coup d'envoi à notre campagne électorale sous le signe de la célébratio

Le futur est féministe ?

En 2017, le slogan apparaissait un peu partout durant les différentes manifs du mouvement # MeToo (#Moiaussi) aux États-Unis : «  The future is female  ». Tranquillement pas vite, la formule a fait son chemin, a été repris ici et là, et décliné sous diverses formes, comme «  The future is feminist  ».  Tous ces slogans ont évidemment été traduits ici, entre autres, « Le futur est féministe ». Il existe même un livre, des t-shirts, des camisoles, des macarons, des banderoles, d’innombrables pancartes, etc. portant ce soi-disant brillant slogan. Ben voyons donc. Arrêtez-moi ça maintenant.  Ce n’est pas le futur, mesdames et messieurs, qui est ou qui sera féministe, c’est le présent. C’est aujourd’hui (et même hier), bref, c’est maintenant. «  NOW is feminist  », baby . Oui, « Maintenant est féministe », ma chérie. Il faut parler au temps présent, bon sang, s’exprimer et exiger maintenant.  Faut cesser de demander pour demain. C’est maintenant que ça se passe ; pas dans mille ans, pas dan

Le printemps misérable

Y a pas à dire, dix ans après la bruyante grève étudiante de 2012, que l’on appela exagérément le « printemps érable » au Québec, celui-ci ne passera définitivement pas à l’histoire, sous l’étiquette de « printemps misérable ».  Crise climatique, réchauffement de la planète, crise du logement, hausse abusive des loyers, inflation fulgurante, hausse époustouflante du coût de la vie (et c'est loin d'être fini ), manque de place en garderies, français menacé, prédominance de l’anglais, interminable «  Quebec bashing  » du «  Rest of Canada  », arrogance du pouvoir, dépenses folles et inflationnistes du gouvernement caquiste – seulement 6% de la population n’ont pas reçu les 500$ électoralistes du dernier budget  –, et tout le reste, sans oublier évidemment cette crise sanitaire dont on s’extirpe péniblement, faisant encore, chaque jour qui passe, plusieurs morts. Nommez-les, les problèmes, c’est plein.  Malgré tout ça, malgré d’innombrables sources d’indignation, on fait quoi,