Passer au contenu principal

Messages

L'adaptation silencieuse

Lorsque Charles Darwin partit à la découverte du monde et de ses habitants naturels, lors d’un long périple à bord du  Beagle  dans les années 1830, il remplit de nombreux cahiers et calepins de notes et d’observations les plus diverses. Le brillant naturaliste anglais remarqua entre autres, dans les îles Galapagos, que chez une même espèce d’oiseaux, certains individus avaient pourtant un bec plus long que d’autres. Pourquoi en était-il ainsi ? Parce que les fleurs sur quelques-unes de ces îles où habitaient ces oiseaux, nota Darwin, étaient tubulaires. Ces oiseaux s’adaptèrent donc graduellement à leur environnement, afin de pouvoir puiser le bon nectar. C’est-y pas beau, ce détail de la vie sur, justement, l’intelligence de la vie ? Il en est de même chez les êtres humains. La majorité des individus de notre espèce s’adaptent habituellement au changement comme à leur environnement, lentement, graduellement, silencieusement. Or, UN des problèmes avec les humains – j...

« Quoi qu’il arrive », sauf pour les pauvres

Au printemps dernier – merci à la pandémie –, Radio-Canada avait débrouillé sa chaîne d’information continue, RDI. Mais depuis le 30 juin dernier, c’est fini, RDI pour tous. Il faut maintenant s’abonner. Fuck les pauvres !, et l’accès à l’information gratuite, enfin presque. Or, que voulez-vous qu’il arrive de plus, pour débrouiller une chaîne d’information d’État accessible à tous ? On est en pleine pandémie ! … La deuxième vague s’en vient sûrement – peut-être même un tsunami, mais bon, il est difficile de voir la vie en rose ces temps-ci, ni une quelconque couleur de l’arc-en-ciel, d’ailleurs. En plus de cette crise sanitaire sans précédent, du moins de notre vivant, n’oublions pas la crise climatique qui se poursuit. Car, de ce côté, il n’y a toujours rien de réglé. Ou ai-je manqué quelque chose ? Et c’est sans parler de la crise économique… Quoi ? Il n’y a pas de crise économique, vous dites ? Attendez quelques mois encore, ça va péter de tous bords tous côtés. Non seule...

TV: L’avenir est dans le champ

On apprend que Télé-Québec amorce «  un changement de garde — de mentalité et de positionnement idéologique —, même si les patrons de Télé-Québec s’en défendent bien.  » Pourquoi s’en défendent-ils ? On l’ignore. On apprend également qu’il y aura une émission animée par deux femmes… Quoi ? DEUX femmes animeront ensemble une émission ? « Champagne ! » … Wô-minute, pas si vite, la smatte. As-tu vu le titre ? L’avenir nous appartient. Oh boy… On va donner une chance aux coureuses – depuis le temps qu’on demande une émission animée par des femmes –, mais, disons-le, ça part ben mal. C’est qui, ces gens, qui, durant une belle réunion, sans doute chacun dans leur maison en télétravail, se disent : « Ouais, c’est ça ! On l’a, notre titre d’émission animée par deux femmes ! L’avenir nous appartient . C’est vraiment super. C’est gagnant, positif, rafraîchissant. C’est ça, c’est bon ! » L’avenir nous appartient , dans le sens de «  The fu...

En rafale… (9)

Un homme qui pose des questions cherche la vérité. Une femme qui pose des questions, elle, cherche la chicane. Et comme je (me) pose beaucoup de questions… *** Quoi ?! Ce sera bientôt la fin des francs-tireurs ? Est-ce pour enfin nous proposer Les francs-tireuses ? ( Deux hommes en or, deux femmes invisibles /  Si les femmes étaient importantes  /  TV : Pitch féministe / etc., etc., etc…) Plusieurs personnalités publiques affirment se retirer des réseaux sociaux en raison de la toxicité et de la haine qui y règnent. La question, depuis le début, demeure toujours la même : C’est quoi, au juste, l’intérêt d’aller naviguer dans les égouts psychiques de la société humaine ? Vous aimez à ce point la marde ? Anybody ? #viergeenreseauxsociaux Égalité raciale: des galaxies perdront leur surnom, annonce la NASA . Les employés de la gouverneure générale devraient-ils apprendre immédiatement ces modifications afin d’éviter l’humiliation lors de la prochaine réunion...

« Athlete A »: l’art de manipuler des fillettes

Il a bien fallu s’abonner à ce satané Netflix (ne serait-ce qu’un mois) pour voir la série documentaire portant sur le pédophile milliardaire et brillant manipulateur, Jeffrey Epstein : Filthy rich . Et puis est ensuite arrivé le film documentaire Athlete A (c’est ainsi qu’ils attrapent tout le monde, j’imagine) qui retrace pour sa part le parcours d’une poignée de journalistes du Indy Star enquêtant sur ces nombreuses allégations d’agressions sexuelles du Dr. Larry Nassar, commises sur plusieurs gymnastes américaines. Contrairement au pédophile milliardaire Jeffrey Epstein, qui finançait lui-même son réseau de services sexuels composé majoritairement de mineures à même sa richesse, sa malhonnêteté et ses menaces, le « bon docteur » Larry Nassar, lui, travaillait pour une puissante organisation, jouissant d’une glorieuse réputation et, du même coup, d’un important financement, Team USA Gymnastics. Tout scandale au sein de cette organisation aurait automatiquemen...

Julie Payette a besoin d’espace

C’est l’une des richesses dont on parle trop peu, l’espace. Si vous êtes riche, non seulement le temps vous appartient enfin – c’est l’argent qui doit « travailler pour vous » évidemment, pas le contraire –, et vous possédez ainsi les deux éléments fondamentaux de la plus grande ressource qui soit : l’espace-temps. On le sait, les milliardaires, les millionnaires et les simples riches parvenus s’achètent ou louent des îles, durant leurs vacances ou pour leurs simples loisirs. Rien de moins ! La vraie évasion. Le reste, c’est pour la classe ouvrière. Les pauvres, eux, doivent se contenter de petits espaces, vivant dans des endroits exigus, restreints, concentrés, surpeuplés, sans cour, ni jardin, ni espace vert, ni même balcon en arrière. ( La pauvreté, cette prison ) Qui sont les plus touchés par la propagation du virus, d'ailleurs ? Les pauvres entassés les uns sur les autres, cela va sans dire, là où la concentration de la population, urbaine bien souvent, est ...

La norme-testostérone

Pendant plus de deux millénaires – merci à Hippocrate –, on a faussement accusé les femmes d’être des hystériques, assujetties aux « déplacements de l’utérus », et puis aux fluctuations de leurs hormones, tributaires de leurs émotions, et donc, trop émotives, instables, faibles. Tsé, la donna è mobile … La femme est volage, fragile, frivole. En raison de cet « utérus vagabond », de cette prétendue instabilité intrinsèque à la nature des femmes, en plus de leur faiblesse d’esprit, nombreux médecins et aliénistes, au fil des siècles, tranchèrent sur la vacuité du caractère féminin et établirent toutes sortes de traitements médicaux réservés spécifiquement aux femmes. Sous cette menace constante d’être affublées de torts et de diagnostics, les femmes n’avaient qu’à bien se tenir, à serrer les cuisses, ou encore à céder aux demandes insistantes en silence, voire à subir les agressions et les violences sexuelles carrément. Le « sexe faible » devait se soume...

État d’esprit

« Chu pas là en ce moment. » Voilà ce qu’affirmait l’humoriste Martin Petit, lors de son passage à la dernière émission de la saison de Tout le monde en parle , le 24 mai dernier, sans doute un des témoignages les plus pertinents depuis le début de cette pandémie. Car plusieurs artistes, des êtres habituellement considérés comme étant particulièrement sensibles, peinent à écrire, à lire, à créer, ou même juste à se concentrer depuis quelque temps : « C’est très difficile de créer de l’humour quand tu sens la détresse des gens autour. […] Je suis une éponge. […] Pis moi, me mettre dans une bulle où j’ai du plaisir quand je sais qu’autour de moi, il y a de l’angoisse… » Depuis l’arrivée du coronavirus sur notre territoire, le stress a monté d’un cran ou deux, voire trois dans certains cas. Notre cervelle a fortement été stimulée depuis plusieurs semaines, plus précisément l’amygdale, siège des émotions. Même que dans certains cas de traumas (ou traumatismes)...

Manifester en temps de pandémie

On peut se rendre à une manif et ne jamais y participer. Cela m’est arrivé maintes fois. J’arrive sur les lieux du rassemblement et, comme une bonne chienne vigilante, en alerte, je fais le tour de la place, sens les gens, hume la foule, lis les pancartes. Lorsque j’y remarque des stupidités comme, entre autres exemples, comparer la CAQ au KKK, un slogan scandé ou écrit noir sur blanc sur des pancartes – « Ben voyons donc, faut quand même pas exagérer ! » – je sacre alors mon camp. Non merci, elle est repartie. Et c’est ce qui est arrivé dimanche dernier, lors de cette manif de solidarité contre le racisme et la violence policière envers les Noirs, au centre-ville de Montréal. Après avoir jasé brièvement avec une journaliste sur place – « Pensez-vous que ça va brasser ? », « J’espère que non », m’a-t-elle répondu – je me suis promenée dans tous les sens pour saisir, capter l’ambiance. D’une part, il y avait beaucoup, beaucoup de monde. Beaucoup plus que...

La « cola »

Suite à l'effondrement de l’ancienne URSS, Cuba s'enfonça, au début des années 90, dans une longue et pénible crise économique appelée, par le gouvernement castriste, la période «  especiale  ». C’est un peu comme l’austérité néo-libérale mais… en pas mal pire. Ayant déserté l’île cubaine en masse, les Russes laissèrent derrière eux des fabriques, des usines, des machines et toutes sortes d’équipement sans pièces de rechange. Les Cubains apprirent à nouveau à bricoler, à bizouner, à réparer n’importe quoi avec les moyens du bord. Au lieu de donner l’heure juste sur la gravité de la crise économique, cette appellation enjolivée, «  el período especial  », cherchait plutôt à leurrer les gens, en plus de faire appel au patriotisme de la population. Car une période spéciale se veut évidemment « spéciale ». Ce n’est donc pas ordinaire, la norme ou même juste la misère, c’est un effort « de guerre » populaire en temps de paix. Tout le monde était a...

Les autruches

Plusieurs citoyens ont cessé de regarder les points de presse du trio gouvernemental au Québec. Ils en avaient marre, apparemment, des interminables questions « négatives » des journalistes. Tous des rabat-joies. Voilà ce qu’on peut lire un peu partout ces jours-ci. Celles et ceux qui posent des questions, qui exigent des comptes, vérifient les faits et les données qui nous sont présentés ou encore nous présentent la dure réalité des CHSLD sont juste des « casseux de party », des gens négatifs, pessimistes, sombres. À écouter plusieurs de mes concitoyens, faudrait cesser de tout remettre en question, avaler la pilule gouvernementale qu’on nous sert sur une base régulière, la digérer en silence, docilement. Faudrait absolument rester positif. Faudrait rire et danser, halluciner des papillons, des licornes et des arcs-en-ciel, tout en se répétant nonchalamment « ça va bien aller » … Même qu’ils sont fort nombreux à vouloir «  Laissez danser le D...

L’Horacio Show: la danse de l’inconscience

Jusqu’à hier, je n’avais jamais entendu parler de Rod le Stod ( Thank God ). Et non, je n’ai pu regarder cette vidéo, cette ridicule « danse de confinement » jusqu’à la fin, tant ma mâchoire, complètement décrochée, et mon cœur, déjà lourd, me pesaient. Dès le début de cette crise sanitaire, contrairement à plusieurs de mes concitoyens, je n’ai pas su apprécier le glorieux personnage qu’est le Dr Horacio Arruda, directeur de la santé publique au Québec. Et depuis le fameux « ça n’a pas de crisse de bon sens » en fait, fallait s’attendre à ce que ça dérape facilement, et surtout, très rapidement. Faut croire que la popularité, le vedettariat, le fait d’être propulsé subitement dans l’espace public via la télévision montent particulièrement vite à la tête, même des scientifiques, c’est-à-dire des êtres prétendument logiques, rationnels, pragmatiques, réalistes et terre à terre. D'autant plus que M. Arruda souffre d’un sérieux besoin d’attention constante, médiatique depui...

La société distincte

Au début de ce Grand Confinement, la fierté québécoise s’est propagée plus rapidement que le virus. Même notre premier ministre François Legault, lors des premiers points de presse, l’a répété plusieurs fois : « Je suis pas mal fier d’être Québécois ». On a besoin de sang ? Pas de problème. Le PM a juste à faire appel au peuple québécois, et voilà, on y va. On remplit les banques de sang. On a besoin de bénévoles pour distribuer l’aide alimentaire ? Idem, pas de souci, juste à demander à la population de donner leur nom. Il faut respecter les consignes de santé publique ? T’inquiète, nous sommes les champions, nous autres, quand vient le temps de suivre des consignes et d’écouter les grands patrons, figurant en haut de la liste de tous les états, qui plus est. Oui monsieur, de quoi être fier de notre nation. Durant les premières semaines de cette pandémie, on s’est donc pété les bretelles. On avait confiance en nous, en notre société distincte. On allait montre...

En rafale… (8.1)

Comme le petit hamster est (pas mal) pogné dans les roues cognitives de cette crise, femme ou homme, on se pose encore beaucoup (plus) de questions… *** Chaque fois que le PM demande à nouveau du renfort pour les CHSLD, durant ses points de presse, on est combien à la maison à capoter sérieusement tout en entendant Céline Dion dans notre tête qui s’exclame : «  Take a kayak !  » ? Comment se fait-il que la caissière à la pharmacie pas loin de chez nous qui, elle, porte un masque, une visière, des gants et se trouve derrière un plexiglass, est mieux équipée que bien du personnel soignant dans les CHSLD ? Misère ! Elle est passée où, la maudite courbe du Québec ? Lorsque vous regardez les chiffres (nombre de cas infectés, d’hospitalisés, de morts, « etc., etc. »), au Québec ou ailleurs, vous multipliez ça par combien, vous autres ? – La COVID-19 circulait aux États-Unis dès janvier Ça ressemble à quoi, les chiffres de la COVID-19 en Corée du Nord...

Les pantins

La question, quand quelqu’un ouvre la bouche, demeure toujours de savoir s’il existe une force plus puissante derrière qui tire les ficelles, et si oui, quoi ou QUI ? *** « Le roi dans les mains du Triboulet n’est qu’un pantin tout-puissant qui brise toutes les existences au milieu desquelles le bouffon le fait jouer. » – Victor Hugo (1802-1885), Le roi s’amuse (1832) *** « This whole country is going nuts, and the NRA is in our way  They’re responsible for this whole production  They hold the strings, they control the puppet […]  They love their guns more than our children »  – Eminem [ attacks NRA in awards show performance ] , Nowhere Fast , iHeartRadio Music awards , mars 2018 ( March For Our Lives ) *** «  In recent weeks, Beijing has engaged in a widespread propaganda and disinformation campaign to exculpate itself from its fatal mishandling of the coronavirus outbreak. The truth is that China...

En rafale… (8)

Comme le petit hamster est pogné dans les roues cognitives de cette crise, femme ou homme, on se pose encore beaucoup (plus) de questions… *** Est-ce vraiment encore pertinent de nous demander, à l’entrée de l’épicerie, si on a voyagé dernièrement ? La transmission est pas mal communautaire depuis un boutte, là, non ? « Avez-vous des symptômes ? Fièvre ? Toux ? » … Sincèrement, qui répond « oui », une fois rendu à la porte de la pharmacie alors que c’est ta seule grosse sortie excitante/angoissante de la semaine ? Par ailleurs, une personne infectée n’est-elle pas plus contagieuse AVANT l’apparition des symptômes ? … Bref, arrêtez de nous poser des questions, c’est une perte de temps et d’énergie, et sortez les masques pis le Purell, bordel ! Près de 900 000 Canadiens sans emploi n’auront pas droit à l’aide fédérale . Ok, ce chiffre a peut-être diminué depuis quelques jours, mais les gens qui tombent toujours « entre les craques » d...

« Jésus vous aime » (2)

En débarquant de sa voiture, le chauffeur de taxi m’a sérieusement avertie : « Jésus va revenir, madame ! … La COVID-19, tu comprends ? L’économie, regarde, tu vois, elle fait ça », accompagné d’un geste de la main allant vers le bas, indiquant une chute brutale. « Jésus reviendra. » Avec mes lunettes fumées et mon foulard recouvrant la moitié de mon visage, je ne pensais de mon côté qu’à une chose, ma nouvelle obsession – une de plus : les gouttelettes, les gouttelettes, les maudites gouttelettes ! Vous parlez trop, mon cher monsieur, avais-je envie de lui envoyer. Et Jésus ne nous aidera pas à payer le loyer, vous comprenez ? « Bonne fin de journée, monsieur, et bon courage à toute votre famille », ai-je simplement répondu en refermant aussitôt la porte du véhicule. « Tabar… ! J’aurais été mieux de prendre le métro ! » – mais on insistait pour me payer la ride . En ces temps de crise, tout est magnifié, tout est devenu exponenti...

Gestion de crise: le trio gouvernemental

Nous sommes fort nombreux depuis quelques semaines à écouter religieusement les points de presse de notre trio gouvernemental composé du premier ministre du Québec François Legault, de la ministre de la Santé et des Services sociaux Danielle McCann et du directeur général de la santé publique Horacio Arruda. Et oui, nous sommes tous impressionnés… On a droit, nous, à l’incarnation du pouvoir réfléchi, posé, rationnel, à la fois rassurant et transparent, donnant chaque jour rendez-vous à la population, à 13h pile, tapant, devenu un véritable pilier dans ce nouveau train-train quotidien angoissant, au sein de cette tempête d’insécurité sans précédent, un repère fixe dans cet espace-temps suspendu, lourd et condensé comme du béton. Pour la Psycho-101 de la communication, on peut certainement cocher cette petite case. En l’espace de quelques jours à peine, et sans même nous en rendre compte, nous sommes tous devenus caquistes. On l’aime, notre premier ministre François Legault (qui ré...

Mars 2020

J’ai consulté mon horoscope pour le mois de mars 2020 sur un site d'astrologie fort populaire. On me prédisait des grosses entrées d’argent, des hausses de revenus, des contrats, tout ça, bref, j’allais brasser des grosses affaires et m’enrichir assurément, à compter du 11 mars, plus précisément, grâce à l’arrivée et aux forces spectaculaires de Jupiter dans une zone quelconque de ma carte. Enfin. Fini, la pauvreté, la précarité !  The sky was the fucking limit... Étrangement, depuis la mi-mars, toutes mes sources de revenus, déjà maigres, ont disparu. Confinement oblige. On a tous été raisonnables, responsables. Tout le monde ne peut pas faire du télétravail. Parfois, les tâches doivent se faire sur place. Est-ce que l’astrologue en question s’est trompé de planète ? Ou aurait-il été préférable, et peut-être même plus agréable, de se trouver sur la planète Mars? Bon courage. *** (Et le propriétaire de l'immeuble qui distribuait aujourd'hui , en personne, les aug...

COVID-19 est en ville…

Montréal – Jeudi 12 mars dernier, cela faisait seulement quelques heures que je n’avais pas accès aux nouvelles. Pas de radio, pas de télé, pas de journaux, rien. Et pourtant, en quittant le travail, en marchant simplement sur le trottoir, la tension était déjà palpable. « Qu’est-ce qui se passe ?, ai-je pensé. Bon, ça y est, c’est commencé… » En quelques heures, quelques minutes à peine, tout a viré. Et les êtres humains étant ce qu’ils sont, très rapidement, le ton a changé… « Avance, câlisse ! », grogne un homme derrière une dame âgée à l’épicerie du coin. «  Check chéri, y’a pu de riz ! » Mais si, il reste du riz, c’est plein. C’est celui en spécial qui a disparu, comme d’hab, comme à chaque semaine. Calmez-vous un instant, prenez une grande respiration. L’autre, lui, a empilé des boîtes et des boîtes de pizzas surgelées dans son panier. Il tient d’une main maladroite et nerveuse sa tour de Pise chambranlante de pizzas… Un homme lui demande...