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Messages

Et à quoi sert au juste le poste de Mary Simon ?

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, possède un talent exceptionnel, celui de nommer des gens aux mauvaises places, remplissant tantôt une fonction purement symbolique, tantôt un rôle « important » dans un poste complètement bidon.  Le cas d’Amira Elghawaby, à qui «  la seule évocation de l’importance de l’oppression vécue par les Canadiens français  » lui donnait le goût de vomir («  I want to puke  ») en 2022, nommée représentante canadienne à la lutte contre l’islamophobie, en est un autre bel exemple. À quoi sert au juste le poste d’Amira Elghawaby , en effet, créé de toutes pièces par la principale intéressée alors qu’elle œuvrait au sein même du Conseil national des musulmans canadiens qui recommandait la création d’un tel poste ? Votre jupon dépasse, Madame. Votre mépris du peuple québécois aussi. Pure invention de la politique trudeauiste, ce poste bidon doit effectivement être aboli au plus vite.  Et la gouverneure générale ? Or...

« À son insu »

Le Français Dominique Pelicot admet être «  un violeur  » et avoir drogué son épouse pour ensuite l’offrir en pâture, parfaitement inconsciente, à des dizaines d’hommes, de purs inconnus, venus la violer chez elle, dans sa propre maison, dans sa propre chambre. « Elle ne méritait pas ça », reconnait-il aujourd’hui. On se demande quelle femme (ou homme) mériterait cela au fait ? On aimerait bien savoir.  L’accusé principal dans cette affaire, Dominique Pelicot, recrutait des agresseurs potentiels sur un site internet français (Coco.fr), maintenant fermé, dans un « salon de discussion » (clavardage en ligne) intitulé « à son insu » . Par ce titre d’entrée dans un groupe de clavardage en ligne, il semble clair que tous ces hommes savaient pertinemment que ces viols sollicités par le mari se feraient « à son insu », c’est-à-dire sans le consentement de cette femme.  Maintenant accusés de viol, ces hommes ont invraisemblablement agr...

Narcissisme et crème glacée

Un homme sort d’une crèmerie fort achalandée du Quartier des spectacles à Montréal. Il saisit aussitôt son téléphone intelligent, prend une photo de son cornet de « crème à glace », et puis une autre encore, sous un nouvel angle, suivi d’un égoportrait (la glace devant sa face), tout en souriant exagérément. Il complète ce malheureux exercice égocentrique en prenant un autre cliché de lui devant l’affiche colorée du marchand de crème glacée. Il pitonne ensuite sur son cellulaire, balance sans doute ces images sur ses réseaux sociaux et attaque (enfin) son cornet ramolli par la chaleur, heureux, comblé, rempli de lui-même.  Quelques secondes plus tard, une jeune femme sort du même commerce et fait pareil. Elle empoigne son appareil, prend une photo du « sorbet en vedette » de la semaine et puis un égoportrait, léchant goulument son cornet dans une pose incroyable, digne d’une acrobate, d’une gymnaste ou d’une star hollywoodienne se contorsionnant devant des photo...

« Femme Vie Liberté » Montréal 2024 (photos)

Deux ans après la mort de Mahsa Amini, décédée après avoir été arrêtée par la police des mœurs pour le port « inapproprié » de son voile, le mouvement iranien « Femme Vie Liberté » se poursuit...  ----- Photos  : Sylvie Marchand, Montréal, 15 sept. 2024  À lire  :  Malgré la répression, de nombreuses Iraniennes ne portent pas de hijab ( La Presse , 14 sept. 2024)  Iran : deux ans après la mort de Mahsa Amini, la répression « a redoublé d’intensité » (Radio-Canada, 15 sept. 2024)

Marcelle Ferron à Outremont

Si ce n’est déjà fait, il ne vous reste que quelques semaines pour voir cette exposition gratuite en plein air à Outremont. Sur la très chic rue Bernard, en effet, entre les avenues Wiseman et Bloomfield, une (maigre) exposition photographique à ciel ouvert intitulée Marcelle Ferron de l'atelier à l'espace public  a lieu sur la rue piétonne jusqu’au 22 septembre prochain, permettant ainsi de découvrir quelques-unes des œuvres de l’artiste.  Née à Louiseville en 1924, l’artiste Marcelle Ferron, l’une des signataires du Refus Global en 1948, aurait célébré son 100 ième  anniversaire cette année. Pour souligner l’événement, quelques activités, organisées notamment par Les amis de la Place Marcelle-Ferron , sont au programme.  Étant une femme, les hommages rendus à cette artiste ne sont évidemment pas à la hauteur d’un Borduas ou d’un Riopelle. Mais bon, on ne va tout de même pas bouder notre plaisir. On prend tout ce qu’on peut sur l’histoire, les œuvres et les réalisat...

Les petits voleurs de la STM doivent payer

Chaque jour qui passe, d’innombrables usagers de la Société de transport de Montréal (STM) ne paient pas leur droit de passage, tant dans le métro que dans les autobus. Sans aucun billet en poche ni carte OPUS, ces petits voleurs de la STM profitent de tout un système de transport collectif financé par les contribuables et les usagers payeurs. Dans le métro, par exemple, ils sont nombreux à simplement sauter la barrière du guichet ou encore à se faufiler furtivement entre les branches métalliques amovibles d’un tourniquet. La technique est d’ailleurs fort simple et connue de tous : baisser légèrement le barreau supérieur du moulinet ferré, exécuter un agile mouvement du bassin vers l’avant, et hop! vous y êtes. Vous êtes maintenant de l’autre côté de l’entrée payante et avez pleinement accès au métro, dans toutes les directions, la ligne de la couleur de votre choix, et ce, gratuitement. Rien de plus facile. Un jeu d’enfant.  Ce vol de services dans le métro est si fréquent qu...

Femmes en cheveux

Durant ce qu’on appela la « Belle Époque », jusqu’au milieu du XXe siècle, les femmes distinguées comme de la haute société, bourgeoises, aristocrates, élégantes dames et demoiselles issues de la noblesse, sortaient rigoureusement de la maison chapeautées. Les autres, elles, celles qui osaient se promener et pavaner en public sans chapeau, coiffure ni fichu, on disait alors de ces femmes qu’elles étaient « en cheveux ».  Pour illustrer, Simone de Beauvoir (1908-1986) écrivait, dans Mémoires d’une jeune fille rangée (1958) : « Quelques jours plus tard, je pris le thé chez Mademoiselle Roulin, avec qui je m’ennuyais ferme. En la quittant, j’allai à l’Européen [salle de spectacles parisienne] ; je m’assis, pour quatre francs, à une place de balcon parmi des femmes en cheveux et des garçons débraillés ; des couples s’enlaçaient, s’embrassaient ; deux filles lourdement parfumées se pâmaient en écoutant le chanteur gominé et de gros rires soulignaient les pl...

Les fausses belles femmes

Après les Femmes poupées, femmes robotisées , voilà maintenant de fausses belles femmes dans un factice concours de beauté. Totalement artificielles, ces femmes, vous comprenez, ces différentes images ayant été générées par l’intelligence artificielle (IA) - (lire  Miss AI - Un podium de beauté artificielle ). Pour faire simple, il s’agit en réalité d’une vraie compétition toute féminine de la plus belle fausse femme créée par des hommes. Vous me suivez ? Non, on n’arrête pas le progrès. Ce sont majoritairement des hommes qui se cachent derrière la fabrication de ces images de fausses femmes. Des créateurs masculins qui passent sûrement d’innombrables heures devant un écran d’ordinateur à créer la femme idéale (ou de leurs rêves, allez savoir), à partir, on s’en doute, de leurs désirs, fantasmes, idéaux et propres standards de beauté – la beauté étant dans les yeux de celui qui regarde évidemment. Une beauté exclusivement physique, rappelons-le.  Même le jury est artificiel – ...

Cher Québec

Cher Québec, Ce 24 juin, comme chaque année, nous allons te célébrer. C’est normal, c’est ton anniversaire, la Fête nationale du Québec. Cette journée-là, on est particulièrement fiers d’être Québécois. Mais sache qu’on pense également à toi le restant de l’année. Sache aussi qu’après toutes ces années, on ne t’a pas oublié. Et un jour, cher Québec, nous ferons de toi un pays. Oui, oui, un pays. Bientôt, plus tôt que tard, une majorité de Québécois voteront OUI, avant qu’il ne soit trop tard.  Il est vrai qu’après deux échec référendaires, nous avons eu de la difficulté à nous en remettre, à panser nos blessures collectives, à guérir. Mais comme tu le sais sans doute, cher Québec, ces échecs s’expliquent en grande partie par d’innombrables tromperies, mensonges, trahisons, obscènes mises en scène, manipulations, supercheries, et le reste  – tout cela orchestré contre le peuple québécois. Car dans le pays d’à côté, le Canada, on aime célébrer toutes les cultures du monde entier...

Des femmes au pays des talibans

Avant le retour des talibans, en août 2021, il y avait un Secrétariat d’État aux femmes à Kaboul, en Afghanistan. Mais peu de temps après le débarquement de ces extrémistes islamistes intégristes armés, celui-ci fut sauvagement remplacé par le « Ministère du Vice et de la Vertu » – autant dire le ministère de l’oppression des femmes, du sexisme et de la misogynie. Un enfer sur Terre pour toutes les femmes.  Depuis la prise du pouvoir par ces fanatiques, les droits des Afghanes ont complètement disparu. Les femmes ont été chassées des écoles, des universités et de tous les milieux de travail autrefois possibles. Ces femmes n’ont plus le droit de sortir seules, de conduire une voiture, ni même de pratiquer des sports. Elles sont persécutées parce qu’elles sont femmes, tout simplement. Selon les talibans, ces hommes d’un autre temps, les hommes et les femmes ne peuvent œuvrer et évoluer dans le même espace, la « pureté » des femmes en dépend. C’est insupportable à enten...

Votre appel n’est pas important pour nous

C’est devenu un véritable fléau. Un peu partout, dans l’espace public, de plus en plus de gens agissent comme s’ils étaient chez eux, dans leur salon ou, pire, dans leur salle de bain. Dans les transports collectifs, par exemple, il n’est pas rare de voir des gens qui se maquillent abondamment, se coupent les ongles (ark!), s’épilent les sourcils (ouache!) ou bien se pètent des boutons, carrément – « Bouge pas, Mario. Je l’ai, là ! » Aïe, aïe, aïe… Mais c’est   dé-gueu-las-se ! Faites ça à la maison, bout d’viarge !  D’autres, eux, gèrent leur vie personnelle sous nos yeux et oreilles, comme si chaque individu était devenu une mini-entreprise. Ils règlent des gros dossiers au téléphone, tiennent des réunions virtuelles juste à côté de nous, ou encore discutent d’affaires très personnelles avec un proche ou leur médecin – « C’est positif, vous dites ? ». Bonsoir, la discrétion. Elle est partie.  Déjà, en 2022, on notait que «  près des trois quarts...

«Le courage de changer», 20 ans plus tard

Il y a vingt ans, le 12 octobre 2004 précisément, un politicien rempli de courage, d’ambition et investi d’une importante mission publiait un document intitulé «  Le courage de changer – Un projet de pays pour le Québec  ».  Dans ce long texte bien senti, ainsi que dans un résumé publié sous forme de lettre d’opinion dans Le Devoir , le député de Rousseau de l’époque et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie et de finances, François Legault, écrivait ces mots : « Une sorte de malaise démocratique sévit au Québec en ce moment. Les citoyennes et les citoyens ont le sentiment de ne pas en avoir pour leur argent, d’être peu écoutés et de ne pas pouvoir faire confiance à une classe politique qui semble incapable de lui proposer un projet collectif stimulant. Un coup de barre s’impose si nous voulons atténuer les frustrations qui alimentent le cynisme de la population envers la politique. »  Vingt ans plus tard, force est de constater...

Giselle (encore)

Le ballet Giselle est de retour à la Place des arts, encore cette année - une œuvre créée en 1841, soit il y a 183 ans. « Intemporel », ce ballet ? Vraiment ? Même au XXIe siècle ?  C’est quoi, au juste, l’histoire de Giselle  ? La voici, de nouveau : Giselle, 15 ans, trompée, manipulée… 

Vapoter dans le métro

La scène se passe à la station de métro Pie-IX – ou «  Pie-Nine  » (Tarte No.9), comme disent les touristes et les anglos dans l’est de la ville. Mais elle aurait très bien pu se dérouler dans n’importe quelle station de la métropole, tellement ces épisodes sont devenus fréquents et habituels.  Une jeune femme passe devant le guichet d’accès du métro, tout en vapotant. La courageuse employée de la Société des transports de Montréal (STM), derrière sa guérite vitrée (heureusement), avisa la contrevenante sur-le-champ : « Il est interdit de vapoter dans le métro, Mademoiselle ! »  Mais « mademoiselle », elle, n’en a rien à faire des règlements de la STM, ni même de cet avertissement. Tout cela ne s’applique pas à elle qui veut vivre sa vie «  full , genre ». Déterminée, et surtout effrontée jusqu’au bout de ses longs ongles colorés, la jeune femme lance un doigt d’honneur à l’employée de la STM et poursuit son chemin avec toute l’arro...

Féministe, Québec solidaire ? (2)

  Ce texte est disponible dans Le Devoir .

Féministe, Québec solidaire ? (1)

En entrevue avec la journaliste Nathalie Collard , la première co-porte-parole féminine de Québec solidaire (QS) Françoise David déclarait : « À ma connaissance, [QS] est le parti le plus à gauche en Amérique du Nord. Depuis sa fondation, il défend des principes féministes, écologiques, indépendantistes. Avec le temps s’est aussi ajoutée la défense des minorités. Ce sont les valeurs profondes de Québec solidaire qu’il porte encore. » Cette affirmation était peut-être vraie à l’époque où Françoise David et Amir Khadir étaient à la tête du parti. Mais est-ce encore le cas aujourd’hui ?  Au-delà de la « crise » que traverse la formation politique orange ces jours-ci, rappelons que Québec solidaire s’est opposé à l’adoption de la loi 21 portant sur la laïcité de l’État en 2019. Cette loi est pourtant appuyée par une majorité de Québécois.  Mais Québec solidaire choisit sciemment d’ignorer le « bon peuple », l’appui populaire majoritaire sur cette...

L’art de freiner la mobilité durable

Le 18 avril dernier, plus d’un millier de travailleurs du milieu culturel sont allés manifester bruyamment devant les bureaux du ministre responsable de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, à Montréal. Parmi les slogans scandés : « Pas de futur sans culture » et « Les artistes, c’est pas gratis ! »   Durant ce grand rassemblement réclamant une hausse des fonds accordés aux arts, la comédienne Sophie Cadieux a également pris la parole  : « Nous avons cette satanée habitude de bétonner au Québec. Des lieux, des agoras, des salles, des scènes, des expériences, mais quand vient le temps d’habiter ces lieux, mystérieusement on n’a plus les moyens… » Il est effectivement beaucoup plus facile (et payant) pour un politicien d’inaugurer un nouveau « centre des arts » quelque part au Québec, de couper un beau ruban, ou encore de prendre une jolie photo lors de la première pelletée de terre d’un projet, que d’annoncer ...