Le gouvernement du Parti québécois
Même minoritaire le Parti québécois va former le nouveau gouvernement au Québec. Le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon va enfin incarner le vrai nationalisme et changer le ton à l’Assemblée nationale. Un nationalisme assumé, je disais. On a hâte de le voir évoluer dans son élément... bleu. Car oui, mesdames et messieurs, les élus péquistes et tous les autres vont faire leur entrée dans le Salon bleu tout rénové de l’Assemblée nationale. C’est-tu pas beau ça ? J’appelle ça de la « bleue synchronicité ». Cette couleur est par ailleurs beaucoup plus propice aux collaborations transpartisanes que la couleur rouge qui fait monter la pression artérielle et le ton, tout en attisant la colère.
Qu’est-ce qui se passe à Québec ?
Le Parti conservateur du Québec d’Éric Duhaime va faire son entrée (fracassante?) à l’Assemblée nationale. Que le chef très tenace et persistant soit élu, on s’y attendait. Mais 19 députés conservateurs ? Ce fut pour ma part la grande surprise et l’incompréhension de la soirée.
Mais que se passe-t-il au juste dans la grande région de Québec ? Quelqu’un comprend-il le profil de ces électeurs ? Sont-ils tous fâchés chez les conservateurs ? Si oui, de quoi ? C’est quoi la patente ? Le troisième lien ? Les fausses promesses de la CAQ ? Et qu’en est-il des autres régions conservatrices? Il va falloir se pencher là-dessus et comprendre ce phénomène car on est face à une grande fracture au Québec. Un Québec clairement fragmenté.
« La vague rouge »
Hier soir je me suis couchée très tard en me disant que la députée libérale de Maurice-Richard Nada Boumeftah allait offrir beaucoup de contenu et de matériel pour l’émission satirique Infoman. Or c’était déjà commencé sur les réseaux sociaux : «La vague rouge vient de passer»: la réaction de la libérale Nada Boumeftah enflamme les réseaux sociaux
Avez-vous vu sa réaction à la télé hier soir ? Même le journaliste semblait avoir peur et reculait. Et avec raison. Ancienne participante à l’émission Les Traîtres, l’avocate Nada était insupportable et se comportait dans cette émission à la fine limite du harcèlement et de l’intimidation avec sa forte personnalité et son aplomb naturel. Rappelons que la femme rouge libérale a déjà menti au tribunal pour... passer à la télé. Non, je ne prédis rien de bon, sauf beaucoup de théâtre égocentrique et nombriliste à la Catherine Dorion… sur les stéroïdes. Immenses malaises à venir.
La ligne orange
Les solidaires célébraient hier soir comme s’ils venaient de former le gouvernement alors qu’ils n’ont en réalité que sauver leurs propres meubles. Et encore, ils ont perdu deux députés. Mais les attentes étaient tellement basses que le résultat leur apparait encore aujourd’hui comme une victoire éclatante. Je ne vous cacherai pas ma déception de voir Hochelaga-Maisonneuve (encore) orange. Où sont passés les péquistes de cette circonscription jadis bleue ? Faut-il déménager ?
La CAQ, le parti d’un seul homme ?
Ça faisait des mois qu’on prédisait la mort de la CAQ, le « bébé » de François Legault. Christine Fréchette occupait un emploi d’été. Point. Et elle en a largement profité, entre autres, à Paris. Tout le monde le savait malgré les mouvements, les fluctuations et les humeurs électorales.
Contrairement aux autres chefs durant les débats, Mme Fréchette se montrait peu persuasive ni passionnée. Trop rationnelle et réfléchie dans ses réponses, on ne sentait pas que son programme était véritablement et pleinement incarné. Sans tripes ni senti, il n’y a pas de ressenti chez les électeurs. C’est là un principe de base kinesthésique. Et je continue de croire que Christine Fréchette est une indépendantiste dans l’âme qui devait cacher son jeu et sa vérité, d’où le besoin de contrôler et de rationaliser tout ce qu’elle disait.
RIP, la CAQ. François Legault doit être découragé. Pensez-vous qu’il y a maintenant des « intellectuels » et des gens qui « se battent dans l’autobus » de la CAQ pour changer le mode de scrutin ? (Je me souviens du 9 mai 2018)
La parité à 44,9%
« Lundi soir, la population québécoise a accordé sa confiance à 57 femmes, au sein d’un parlement de 127 circonscriptions. C’est une proportion de 44,9 %, soit une légère baisse par rapport aux résultats de 2022. » (La Presse, 6 oct. 2026)
44,9%, c’est pas mal. C’est tout de même dans la zone paritaire. Et c’est déjà beaucoup mieux que plusieurs entreprises et émissions de radio où des hommes s’écoutent parler entre eux – Un boys club le matin (26 août 2026).
Les boys en bleu du 98,5 de Cogeco ne montrent aucun signe d’évolution sur cette question depuis la rentrée automnale et, un jour, cette réalité va finir par les rattraper. Les chiffres ne mentent pas ; La radio parlée est-elle encore un « boys club » ? (La Presse, 9 sept. 2026). On est en 2026, câlisse.
-----
Image : capture d’écran Journal de Montréal
