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Les femmes ne sont pas une minorité


La gaugauche multiplie les entorses idéologiques sexistes. Depuis le passage d’une femme trans à la présidence de la Fédération des femmes du Québec (qui faisait elle-même la promotion du port du voile islamique, un objet servant pourtant à la stigmatisation des femmes et la ségrégation des sexes dans l’espace public par une religion patriarcale), on mélange tous les genres, les styles et les orientations.

Désormais, on met malheureusement dans le même panier et la même « communauté » les femmes et les minorités sexuelles. Récemment, une journaliste de la bien-pensante Radio-Canada se penchait sur une histoire survenue à Longueuil – À Longueuil : un drapeau de la Fierté saccagé 4 fois. La journaliste pose ainsi la question : « Assistons-nous à une recrudescence des actes homophobes, transphobes et misogynes? » 

Que viennent faire les femmes là-dedans ? Il s’agit d’un centre pour femmes. Or qu’un centre pour femmes accueille toutes les femmes, c’est très bien. Mais pourquoi l’organisme doit-il absolument mettre un drapeau qui représente des minorités sexuelles devant leur centre ? 

La réalité est que les femmes représentent la moitié de la population humaine. Les femmes ne constituent pas une minorité. 

Mais bon nombre d’organismes communautaires supposément féministes, qui tiennent désormais tous le même discours de l’extrême gauche, mettent dans le même panier les femmes, les femmes trans et les minorités sexuelles. On se tire carrément dans le pied.

Ces organismes jadis féministes ne défendent plus les droits des femmes en général mais les droits des minorités sexuelles. Au diable les femmes cisgenres qui forment pourtant la majorité de la population féminine, des femmes ! 

*** 

On retrouve cette même gymnastique et déviation idéologique de la gauche radicale dans une lettre publiée dernièrement dans un journal multiculturaliste fédéraliste – Laïcité, inclusion et accès à l’éducation - La réflexion doit se poursuivre

En effet, depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec, la directrice générale du Collège Ahuntsic Nathalie Vallée s’inquiète de l’effacement de certaines femmes et membres de la communauté dans les communications, mais ne s’insurge pas du port du niqab de ces mêmes femmes au sein de son institution dans le monde réel… Faut quand même le faire.  

Mme Vallée ajoute : « …les personnes les plus directement touchées par le renforcement de la loi sont des femmes. » Évidemment ! Puisque ce sont ces mêmes femmes qui font l’objet de sexisme et de ségrégation sexuelle au sein de leur propre religion. On utilise le corps des femmes comme porte-étendard et outil de propagande au sein de ces religions sexistes.

Et soulignons au passage que la directrice ne nomme jamais, d’ailleurs, ledit vêtement en question, le monstrueux niqab qui sert précisément à effacer et invisibiliser les femmes dans l’espace public. Oui, il faut interdire le niqab partout au Québec.

Quelle entorse idéologique tout de même ! Ça ne s’invente pas car ça existe déjà dans la gauche radicale multiculturaliste. Et on ne publie pas les lettres d’opinion des « autres » féministes… si elles ne célèbrent pas franchement et ad nauseam le multiculturalisme pancanadien ! La pluralité des voix, mon oeil ! 

Quand tout le monde parle du même côté de la bouche, vous ne croyez pas que cela alimente justement la méfiance du public à l’endroit des médias traditionnels ? 

Or, au Québec, les femmes sont égales aux hommes. Ce principe de l’égalité entre les femmes et les hommes est non-négociable. Non, on ne reviendra pas en arrière ni pour aucune raison ni pour aucune religion. Car, oui, c’est comme ça qu’on vit au Québec. 


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