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Le renforcement de la laïcité au Québec (Loi 9)


Aujourd’hui est un grand jour au Québec. Non pas en raison du jour 6 de la campagne électorale mais bien celui du renforcement de la laïcité au Québec, la Loi 9 entrant en vigueur ce 1er septembre. 

Cette loi marque entre autres la fin des salles de prière dans les collèges et les universités. À cet effet, une journaliste est allée à la rencontre d’un représentant de l’Association étudiante de Dawson qui, lui, pauvre jeune homme, n’y va pas de main morte : « La fermeture de la salle de prière oblige certains d’entre eux à "choisir entre leur éducation et leur identité", soulève-t-il. "Je trouve que c’est quand même malheureux, parce qu’une personne ne devrait jamais être limitée par sa religion." » 

Wo, un instant, jeune homme. « Choisir entre leur éducation et leur identité »? On pousse la note un peu trop, non ? Personne n’a à choisir entre son éducation et son identité. Ce sont deux choses bien distinctes. Et personne dans les faits n’est limité par sa religion à l’école. La loi stipule seulement que vous ne pouvez pas prier à l’intérieur des murs d’une école qui accueille des gens, du personnel et des élèves qui proviennent de tous les horizons. C’est ça la diversité. Cette loi n’empêche personne d’étudier ni d’avoir accès à l’éducation.

De plus, l’identité d’une personne ne cesse pas d’exister à l’école parce qu’elle ne peut plus prier dans ce lieu. Tant s’en faut. Il y a des endroits prévus à cet effet, pour les activités religieuses. Il faut se calmer le pompon et doser de tels propos qui sont totalement faux. On joue ici à la victimisation et on fait de malheureux amalgames. Mais la journaliste publie ces propos ainsi, sans contrepartie ni autre voix ou avis.

Or, l’acte de prier relève de la sphère privée des gens. C’est là une activité intime ou très personnelle d’une personne. Ces prières doivent plutôt avoir lieu à la maison ou encore dans une institution religieuse prévue à cet effet comme une église, une mosquée, une synagogue ou un temple de votre choix. Pas à l’école. 

En réalité, ces prières n’auraient jamais dû être permises au préalable dans les écoles et les collèges, bref une institution servant à l’éducation de tous. Voilà le vrai problème : avoir permis l’utilisation de ces locaux de prière de même que l’installation de tapis de prière dans les écoles. Les enlever aujourd’hui crée possiblement une onde de choc chez les utilisateurs mais les étudiants vont s’en remettre. Ils ne sont que de passage, il ne vivent pas en permanence à l’école. De plus, le Collège Vanier assure pour sa part qu’il y a des lieux disponibles à proximité. Sinon, en tant que bon chrétien, bon juif ou bon musulman, vous pouvez certainement « accumuler » vos prières et les faire le soir en rentrant à la maison.

Visage découvert

La loi 9 exige également que « toute personne qui reçoit des services du cégep […] doit avoir le visage découvert ». Cela devrait donc signer la fin du niqab dans les cégeps. « Devrait », dis-je, si le personnel applique bel et bien la loi. Rien n’est moins sûr.

Or, il faut aller beaucoup plus loin encore dans le renforcement de la laïcité et interdire dès maintenant le port du niqab partout au Québec dans tous les espaces publics avant que cela ne devienne un véritable fléau, un autre problème qui devra être résolu par une autre loi jugée liberticide, comme c’est le cas dans nombreux pays occidentaux. 

Il en est de même avec le voilement des fillettes et des jeunes filles mineures, tout commence là – Interdire le voilement des fillettes au Québec. C’est ça le respect de la diversité et du joyeux vivre-ensemble. Et c’est comme ça qu’on vit au Québec. Oui, monsieur.


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