Le Parti québécois (PQ) pourrait bien atteindre le pouvoir lors du dévoilement du scrutin demain soir. Mais ne sabrez pas tout de suite le champagne (ou, pour les pauvres, la grosse bouteille d’eau minérale). Car même si le parti indépendantiste de PSPP obtient la majorité, ce sera sur la peau des fesses. Ce ne sera pas une victoire éclatante. Et même majoritaire, avec 64 députés ou plus au Salon bleu de l’Assemblée nationale, pourrait-on vraiment parler d’une victoire claire ou d’un « mandat fort » pour le PQ avec seulement 30% du vote ?
C’est ce qui arrive avec autant de partis politique en place. Ce fut une campagne électorale trop longue avec cinq partis, cinq chefs et beaucoup d’annonces chaque jour. Même les plus mordus de politique n’en pouvaient plus de toutes ces annonces au quotidien.
Et rappelons également qu’aux urnes, il n’y a pas seulement cinq partis politiques au Québec. Non. En tant que « bonne citoyenne » responsable, je suis allée voter par anticipation dimanche le 27 septembre dernier dans ma circonscription. Coup de bol, de longues files d’attente partout sauf… à « ma » table. « Vous êtes chanceuse, madame, c’est la table numéro 13 ! » m’a joyeusement lancé dit le monsieur bénévole.
Sur la liste de candidats, dix choix de vote ! En plus des cinq principaux partis qu’on connaît bien, il y a aussi le Parti vert du Québec, le Parti marxiste-léniniste du Québec, le Parti nul, Démocratie directe (« Quessé ça? ») et le Parti communiste du Québec. Combien de gens cochent la mauvaise case ou n’y comprennent absolument rien ? Apportez vos lunettes.
Profilage religieux ?
Vendredi 2 octobre vers 14h30 – À la sortie d’une mosquée située dans le Centre-Sud de Montréal, des bénévoles et militants de Québec solidaire attendent les musulmans après leur session pour la prière du vendredi pour leur distribuer des tracts de QS. (Oui, comme toujours, j’ai pris une photo comme preuve. Mais je ne la publie pas pour ne pas identifier le militant en question.)
Même l’imam de la mosquée distribuait lui-même des tracts de QS à ses membres musulmans. Or n’est-ce pas là une forme de profilage religieux ?
Mêler politique et religion est exactement ce que l’on veut éviter dans les pays occidentaux qui prônent ou qui ont clairement choisi la laïcité de l’État. Mais les musulmans, eux, sont habitués à mêler les deux alors que « des membres de la communauté musulmane appelle à bloquer le chemin du PQ en donnant un guide de l’électeur musulman pour lui indiquer pour qui voter dans chacune des circonscriptions de la province. » – (Visionnez l’entrevue avec Stephen Brown, directeur général du Conseil national des musulmans canadiens).
Et QS profite lâchement de cette situation en ciblant les mosquées. Non au profilage racial mais oui au profilage religieux ?
Comment dire ? … Vous n’aidez pas votre cause musulmane en agissant ainsi. Mais bon, Fatima va vous expliquer, elle, ce qui en est : L’islam est incompatible avec les valeurs occidentales, selon une candidate péquiste. Fatima Aboubakr estime qu’il est « impossible » qu’un musulman « soit dans le même parti [qu’]un transgenre ».
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Bonne soirée électorale ! Reste juste un dodo...