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Fluctuations humorales d’une campagne électorale (2)

Les débats des chefs sont maintenant terminés, le vote par anticipation commence en fin de semaine et cette campagne électorale est beige comme les vestons de plusieurs madames, première ministre et mairesse. Mais qu’importe, vive la démocratie, même plate et beige. Le résultat du scrutin, lui, le 5 octobre prochain pourrait être époustouflant – enfin, on espère et on croise les doigts. 

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Jusqu’à présent, la meilleure question posée à Ruba Ghazal de Québec solidaire a eu lieu lors de la mêlée de presse après le premier débat des chefs (« Face-à-face ») à TVA alors qu’un journaliste lui demande tout de go : « Est-ce que vous instrumentalisez l’immigration ? » Bon, enfin, le chat sort du sac orange ! … Sa réaction faciale vaut de l’or. 

Car en voulant sans cesse attaquer le Parti québécois sur la baisse du seuil de l’immigration tout en faisant de nombreux amalgames (intolérance, exclusion, etc. avec leur ridicule « indépendance inclusive »), Ruba Ghazal va finir par se brûler. Parlez-en à des immigrants qui sont ici depuis plusieurs années : plusieurs immigrants (incluant des résidents permanents) à Montréal trouvent qu’il y a trop d’immigrants qui arrivent ici en masse et qui profitent de nos services. Pourquoi on n’entend pas ces gens-là ? Notez que les résidents permanents n’ont pas le droit de voter. 

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Plusieurs citoyens crient au scandale car les chefs de parti et les candidats en général ne parlent pas assez d’environnement et de la crise climatique. Or cela est tout à fait normal puisque représentatif de la situation : les militants et la pression ont disparu. Les militants environnementalistes (incluant Greta) ont largement quitté les manifs pour « sauver la planète » afin désormais d’aller se battre pour la libération de la Palestine. Plus personne chez les gauchistes et anciens militants pour la planète ne portent un carré ou un cercle vert (en soutien pour la lutte environnementale) mais bien un drapeau palestinien, un keffieh ou une épinglette de melon d’eau. Cette image parle d’elle-même : 

C’est le rassemblement solidaire devant Radio-Canada avant le débat des chefs mercredi dernier. Pas de drapeau du Québec (comme cela a toujours été le cas chez les solidaires) mais des drapeaux de la Palestine en masse. Un internaute a écrit quelque part le commentaire : « La bande de Ghazal ». Avouez que c’est hilarant et génial. 

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À côté d’Éric Duhaime du Parti conservateur du Québec (PCQ), tout ce que dit le chef du Parti québécois Paul St-Pierre Plamondon semble tellement posé, dosé, rationnel et premier ministrable. On apprécie vraiment sa présence. Vivement l’arrivée d’Éric Duhaime à l’Assemblée nationale. 

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Il faudrait une vraie belle chicane « fédéraliste » au Québec pour que l’adhésion à la souveraineté du Québec augmente. Et elle pourrait fort bien arriver… la Loi 21 sur la laïcité de l’État. On attend l’arrêt de la Cour suprême du Canada. (Lire Nadia El-Mabrouk à ce sujet.)

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Plein de gens ne connaissent absolument rien à la politique et n’ont rien suivi ni écouté durant cette campagne électorale. Un homme qui habite à Brossard me disait hier hésiter entre le PCQ d’Éric Duhaime et … Québec solidaire. « Hum, hum… » De toute façon, sa circonscription (La Pinière) est rouge libéral de long en large. Pas grave, mon homme. Va voter. 

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Image : capture d’écran Journal de Montréal

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