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En rafale… (16 nov 2019)


« Encore ! C’est quoi, c’est rendu une gazette hebdomadaire, son affaire, elle-là, là ? » On verra, on verra…
***

Dernièrement, j’ai eu la chance de regarder un « canal de sports » à la télé, pendant une bonne trentaine de minutes… Maudit que ça parle, des gars, quand ça jase de hockey ensemble ! Et le plus sérieusement du monde en plus... #secouterparlerentreeux

Les événements avec armes à feu demeurent stables. C’est toujours rassurant de lire une nouvelle comme ça, vous ne trouvez pas ?

Le problème avec la STM, ce ne sont pas les arrêts de service, les bris techniques, les interruptions ou même les inondations, c’est que ce sont d’abord « des idées qui nous transportent » … Faudrait se montrer un peu plus pragmatique si on veut que ça avance, cette transition énergétique.

À la une d’un quotidien distribué gratuitement à la porte du métro, il y a une belle annonce en haut de la page « Le Sexe C’est la Santé - Dysfonction érectile » de Revita Medical, « Leader mondial dans la dysfonction sexuelle masculine ». Car les « irrégularités » chez les hommes, ça, on ne peut pas permettre ça. Impossible d’avoir une « mauvaise période » …

Étrangement, si vous cherchez « leader mondial dans la dysfonction sexuelle féminine » sur Internet, ça ne donne rien. En fait, on simule un semblant d’intérêt… Ordre vs désordre (2)

« Une autre étude, réalisée par l’institut YouGov en mars dernier indiquait que la moitié des Britanniques étaient incapables de situer le vagin sur un schéma. » - Un « musée du vagin » ouvre à Londres pour briser quelques tabous. « La moitié des Britanniques » ! Raison de plus pour rompre définitivement nos liens avec les Anglais… Indépendance !

Le pénis, en revanche, ça, tout le monde sait où il se trouve. Essentiellement parce qu’il est situé à l’extérieur du corps, et en science comme ailleurs, voir c’est croire.

En passant, au « Vagina museum », vous pouvez vous procurer des cartes postales « Viva la Vulva » – c’est votre tante qui va être contente de recevoir ça par la poste, non ? Et pour nos cousins français, toujours friands de jolis « fridge magnets » en guise de souvenirs de voyage, alors, du coup, au musée du phallus en Islande, c’est vachement chouette, ils en ont.

Pendant ce temps, question d'attirer des touristes par icitte : Le Québec courtise les croisiéristes hivernaux. Êtes-vous malades ?

« Selon une étude du All India Institute of Medical Sciences de 2018, les accidents d'égoportraits ont fait 259 morts dans le monde entre octobre 2011 et novembre 2017. » - Thaïlande : un touriste meurt en prenant un selfie. C’est ce que je vous dis depuis un boutte, chers amis, Narcisse en meurt, dans l’histoire… Les narcissiques sont parmi nous (3)

Connaissez-vous l’histoire d’un pédophile milliardaire, influent, élitiste, manipulateur à temps très plein (avant sa mort bien évidemment), qui se tenait avec une gang de voyous à son image ? Non ? Visionnez le reportage de
60 Minutes Australia : Exposing Jeffrey Epstein's international sex trafficking ring.

(Faut également entendre ces femmes, ces survivantes, de vraies combattantes. Et checkez ben ça la quantité de victimes qui va se manifester dans les semaines à venir… On parle de « milliers » de jeunes filles impliquées dans ce trafic sexuel de mineures.)

C’est toujours fascinant, les cas d’« amnésie sélective », pas vrai ? Affaire Epstein: le prince Andrew dit n’avoir «aucun souvenir» de son accusatrice.

Bon ça y est, la chicane est pognée entre les millénariaux et les baby-boomers. Pis nous autres, les X, la génération-sandwich sans importance, on est d’la marde, c’est ça ?! … Fuck ‘em all !

Messages les plus consultés de ce blogue

Mobilité vs mobilisation

On aime parler de mobilité depuis quelques années. Ce mot est sur toutes les lèvres. C’est le nouveau terme à la mode. Tout le monde désire être mobile, se mouvoir, se déplacer, dans son espace intime autant que possible, c’est-à-dire seul dans son char, ou encore dans sa bulle hermétique dans les transports collectifs, avec ses écouteurs sur la tête, sa tablette, son livre, son cell, des gadgets, alouette. On veut tous être mobile, être libre, parcourir le monde, voyager, se déplacer comme bon nous semble. On aime tellement l’idée de la mobilité depuis quelque temps, qu’on a même, à Montréal, la mairesse de la mobilité, Valérie Plante. On affectionne également les voitures, les annonces de chars, de gros camions Ford et les autres - vous savez, celles avec des voix masculines bien viriles en background - qui nous promettent de belles escapades hors de la ville, voire la liberté absolue, l’évasion somme toute, loin de nos prisons individuelles. Dans l’une de ces trop nombre

Je me souviens... de Ludmilla Chiriaeff

(photo: Harry Palmer) La compagnie de danse classique, les Grands Ballets canadiens, a été fondée par une femme exceptionnelle qui a grandement contribué à la culture québécoise, Ludmilla Chiriaeff (1924-1996), surnommée Madame. Rien de moins. Femme, immigrante, visionnaire Née en 1924 de parents russes à Riga, en Lettonie indépendante, Ludmilla Otsup-Grony quitte l’Allemagne en 1946 pour s’installer en Suisse, où elle fonde Les Ballets du Théâtre des Arts à Genève et épouse l’artiste Alexis Chiriaeff. En janvier 1952, enceinte de huit mois, elle s’installe à Montréal avec son mari et leurs deux enfants – elle en aura deux autres dans sa nouvelle patrie. Mère, danseuse, chorégraphe, enseignante, femme de tête et d’action, les deux pieds fermement ancrés dans cette terre d’accueil qu’elle adopte sur-le-champ, Ludmilla Chiriaeff est particulièrement déterminée à mettre en mouvement sa vision et développer par là même la danse professionnelle au Québec : « Elle portait en

Pour en finir avec Cendrillon (2)

Pour clôturer leur saison 2022-2023 en grand, les Grands Ballets canadiens de Montréal nous proposent un autre classique insupportable, sexiste et passé date, un « ballet classique chatoyant », un « spectacle magique pour toute la famille », Cendrillon . Ben voyons donc.  Il existe maintes versions de ce conte très ancien, inspirant différents films, ballets, pantomimes et opéras. Plusieurs œuvres chorégraphiques ont vu le jour durant les périodes préromantique et romantique du XIXe siècle, il y a de cela plus de 200 ans. Et le ballet Cendrillon qui s’inscrivit au répertoire classique, sur la musique de Sergueï Prokofiev, est lui aussi basé sur le conte de Charles Perrault (1628-1703), tradition orale jetée sur papier à la fin du XVIIe siècle et repris par les frères Grimm au XIXe siècle. Déjà, ça part mal.  Bien connu du grand public, le récit met en scène une orpheline, petite « chatte des cendres » qui, grâce à ce mariage avec un prince charmant, parvient enfin à se sortir de la mi