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Les prières dans l’espace public, c’est non !


Dernièrement, j’ai aperçu une femme assise par terre, à même le sol sale d’un centre commercial. Évidemment, je me suis demandé ce qu’elle faisait là, la pauvre. Était-elle tombée ? Eh bien non, elle priait, ma foi. Pitié.


Cette femme avait décidé de prier dans un lieu très public et très passant, à côté d’une foire alimentaire, en-dessous d’un escalier dans un centre commercial. Comment dire… Euh, non. Vous ne pouvez pas prier dans un lieu public, madame. L’espace public n’est pas votre tapis de prière. Et la raison est fort simple : imaginez si tout le monde, tous les fervents croyants issus de diverses religions ou confessions religieuses se mettaient à réciter des prières et pratiquer leur foi et rites religieux dans les endroits publics. Ce serait le bordel ou encore l’enfer. L’enfer social, vous comprenez ? 

Il y a quelques semaines déjà, j’avais aperçu une femme en train de prier à la table d’une foire alimentaire au beau milieu d’un autre centre commercial. Elle se prosternait sur le sol, à côté de la table. Auparavant, il y a aussi eu cet autre épisode à la Grande bibliothèque de Montréal, alors qu’une femme priait par terre à même le tapis sale. Dans cette bibliothèque, c’est d’ailleurs un problème récurrent. Et en voilà une autre, elle, qui prie dans un centre commercial. 

Mais que faites-vous, bon sang, à prier dans un endroit public ? Pour le bien de tous et par respect pour tous les citoyens qui nous entourent, toutes les prières devraient être interdites dans les espaces publics. Il en est de même, forcément, avec tout rituel ou pratique religieuse. 

Les prières comme l’exercice de votre foi relèvent de l’espace intime. Vous pouvez donc prier chez vous, à la maison, en votre for intérieur ou encore dans un lieu de culte prévu à cet effet.

Les pratiques religieuses dans les espaces publics au Québec, c’est non. Ni dans les rues, ni dans les bibliothèques, ni dans les centres commerciaux, ni assis à une table dans un restaurant ou une foire alimentaire quelque part. 

Le fameux « vivre-ensemble », si cher à la gauche radicale, ça inclue également le respect des règles, des normes et des valeurs de la société d’accueil. Comme la laïcité au Québec. Le Québec a effectivement choisi la laïcité au sein de l’État. Cela devrait aussi se refléter dans nos espaces publics qui appartiennent à toutes les Québécoises et Québécois. Le respect du « vivre-ensemble », c’est l’affaire de tout le monde. Ça fonctionne des deux côtés du contrat social. Même pour les plus religieux. 

Prière de ne pas prier dans les espaces publics au Québec.
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Image (en haut) : capture de la photo Olivier Jean, La Presse ; photo : Sylvie Marchand, Montréal, 23 mai 2026.

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