« Isabelle Gauvin, l’épouse de l’entrepreneur bien connu Luc Poirier, fera partie de la prochaine saison de Survivor Québec, qui sera diffusée ce printemps à Noovo », nous apprend aujourd’hui La Presse.
J’ignore les nombreuses réactions des fans et des vrais adeptes de cette émission de même que du concept de Survivor – je ne suis pas sur les réseaux sociaux, Dieu merci –, mais j’imagine qu’ils ne célèbrent pas tous son arrivée et que plusieurs téléspectateurs doivent être plutôt mécontents, voire furieux.
N’est-il pas ironique, antinomique et même baveux, d’envoyer une pseudo « vedette » de la téléréalité Vie$ de rêve à Survivor ? Disons qu’on passe d’une extrême à l’autre. Mais bon, même si Madame Gauvin a les moyens d’aller au Panama plusieurs fois en jet privé et de se la couler douce par la même occasion, il est clair qu’elle ne pourrait pas « jouer » avec des « amis » imaginaires et faire semblant de survivre avec les vrais participants de Survivor Québec, toute seule avec son fric. Et comme « Isabelle veut prouver qu’elle est bien plus que l’image d’une femme d’un homme fortuné » … Enwèye, lance-toi, ma belle. Mais laisse tes cossins onéreux pis tes bijoux à la maison, stp.
Or, les producteurs et les diffuseurs de telles émissions de télévision devraient faire gaffe car ils jouent dangereusement avec le feu en invitant des riches, des multimillionnaires presque milliardaires à participer à leurs émissions. Je ne sais pas si vous le réalisez pleinement mais les multimillionnaires et les milliardaires n’ont pas la cote ces temps-ci. Même que les richissimes et les milliardaires apparaissent hautement toxiques par les temps qui courent. Il y a tout un mouvement qui existe et qui persiste « Tax the Rich ». Et doit-on rappeler que la victime du tireur présumé Luigi Mangione, Brian Thompson, était un PDG multimillionnaire mal aimé, voire honni ?
Pas plus tard qu’hier, qui plus est, Oxfam dénonçait haut et fort l’influence croissante de ces milliardaires qui dirigent le monde et minent la démocratie un peu partout dans le monde, là où elle existe encore. (Lire Selon Oxfam, les démocraties sont menacées par la montée fulgurante des milliardaires, Le Devoir, 18 janvier 2026).
En faisant appel à des richissimes méprisés par plusieurs, ces gens du milieu télévisuel prennent des risques immenses, risquant fort bien de voir leurs très coûteux projets télévisuels être boudés par plusieurs, pire « annulés » par de très fervents téléspectateurs.
Ainsi donc, que lui souhaite-t-on vraiment, à cette richissime madame de 46 ans, « adjointe à la direction » qui habite la « Rive-Sud » ? D’être éliminée sur-le-champ, dès la première occasion ? (Car, effectivement, elle n’a certainement pas besoin de cet argent, un minable 100 000$ de récompense – du p’tit change, quoi.) Ou, au contraire, lui souhaite-t-on plutôt de durer le plus longtemps possible, et ce, dans les conditions les plus difficiles et exécrables qui soient afin de connaître enfin l’inconfort et la faim ? Vous savez, la vraie faim, celle qui gruge violemment l’estomac, ronge l’âme et freine tout élan, désir et ambition ?
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Image : capture d’écran, La Presse
