« "Montée spectaculaire" du souverainisme chez les jeunes » titrait le journal. On parle même de « chiffres [qui] rappellent ceux de l’époque du deuxième référendum » de 1995. Un joli sondage de 1000 personnes. Mille répondants. On se calme le bicycle…
Quelques jours plus tard, je tombe sur cette jolie affiche on ne peut plus individualiste, à côté de la piste cyclable sur la rue Berri à Montréal. « UN PAYS PAR ET POUR TOI ». Vraiment ? Vous n’êtes même pas foutus de parler au « nous », de vous tenir deboutte au nom de tout un peuple ? Non ? Vous êtes encore trop pognés dans votre individualisme à la con ? Vous êtes encore dans votre phase « Moi, moi, moi, maman ! Moi, moi, moi, papa ! » ? Pensez-vous sincèrement qu’on va faire un pays en parlant au « je, me, moi » et toi, simonac?
Et sur la page Instagram du « Mouvement Étudiant Indépendantiste », il est écrit : « Pour un Québec pays, vert, inclusif et décolonial. » Misère. Parlons plutôt de fierté nationale. Parlons de nationalisme. Parlons du peuple québécois, de la nécessité de faire un pays, de la nation québécoise !
Il n’y a vraiment pas de quoi s’exciter le poil des jambes avec cette « montée spectaculaire » du souverainisme chez les jeunes. Non, pas encore. Ça va prendre des vieux de la génération X et des boomers pour que ça devienne spectaculaire, pertinent et possible, cette affaire.
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En lien : Cher Québec ; La grande noyade du peuple québécois
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Photo : Sylvie Marchand, rue Berri, Montréal, août 2025