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Saucisses, pas saucisses…


J’étais complètement dans le champ. Pendant quelques jours, observant cette vague accrue de visiteurs impromptus sur ce blogue, j’ai cru que les autorités cubaines étaient sur mon cas pour avoir blasphémé contre Fidel Castro dans l’une de mes récentes chroniques. (Vous excuserez cette tendance paranoïaque qui m’habite, c’est un reliquat de mes quelques années passées sur l’île caribéenne en forme d’alligator.)

J’avais tout faux, donc, comprenant par la suite qu’il s’agissait simplement de
M. Patrick Lagacé - fiou ! – qui revenait sur mon billet TLMEP – l’homme blanc, cette étoile dans sa chronique À bas les « partys de saucisses » : « Je comprenais la frustration de Mme Marchand, écrit-il, une seule femme dans une émission qui compte huit invités, c’est… peu. Cependant, je trouvais que ma correspondante faisait un mauvais procès à l’équipe de Guy A. Lepage et de sa rédactrice en chef Carole-Andrée Laniel, pour une raison bien simple : prendre UNE émission, celle du 11 mars 2018, c’est forcément tirer de grandes conclusions à partir d’un échantillon pas représentatif du tout. »

Saucisses, pas saucisses… l’émission du 11 mars 2018, je le répète, était enregistrée le jour de la Journée internationale des femmes. C’était mon point. That’s it, that’s all. Je ne tirerais jamais d’aussi grande conclusion à partir d’une seule émission, la féministe-anarchiste-en-câl… a réussi ses cours de statistiques.

Pour le reste, on peut définitivement passer à un autre appel, car on semble au final s’entendre « que les médias peuvent faire mieux en matière de surreprésentation des hommes. Et sans des voix qui protestent contre la sous-représentation des femmes dans les médias, et qui protestent fort, et qui protestent souvent, cette sous-représentation serait encore plus navrante. »

Super. Vous pouvez compter sur moi pour protester fort et souvent, j’adore.

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En mars dernier, certaines d’entre nous ont vertement critiqué les Grands Ballets canadiens de Montréal pour leur programmation sexiste prévue pour la saison 2018-2019, ainsi que leur interminable instrumentalisation des femmes (voir « Ode à la femme », mon œil). Nathalie Petrowski semblait alors d’accord puisqu’elle publiait un percutant billet à cet effet, et ce, pour mon plus grand bonheur, Chercher la femme (et ne pas la trouver).

Une fois rendue en juin, par contre, la grande dame de la critique culturelle québécoise écorchait (et pas à peu près) Marilou Craft, qui, elle, dénonçait de son côté le concept même du spectacle SLĀV de Robert Lepage, lui reprochant de « …critiquer les spectacles avant même qu’ils n’existent. Me semble que la première chose que l’ex-étudiante aurait dû faire avant de poser ses objections, c’était d’attendre que le spectacle soit monté, non ? »

Hiiing… Non.

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Casse-Noisette s'en vient et les nombreuses publicités qui ont envahi la ville de Montréal depuis quelques semaines provoquent chez moi de l'urticaire, en plus d'une forte bouffée de chaleur frôlant la syncope. Non, ce n'est pas la ménopause (je vous emmerde), mais toutes les insidieuses opérations de marketing qui rognent notre culture, notre langue et notre pouvoir décisionnel me font clairement voir rouge.

Je ne parle pas du spectacle lui-même - ni de « l'accommodement» du pauvre gérant de la boutique Adidas ou même de la scandaleuse entente de Mélanie Joly avec Netflix -, mais bien du Boys Club des Grands Ballets canadiens de Montréal. Oui, oui, la compagnie de ballet classique à l'image féerique.

Une autre belle illustration de la suprématie machiste, exemple parfait qui pourrait servir au cours universitaire « Marketing patriarcal et instrumentalisation des femmes», s'il en était un.

En gros, le concept est simple, quelques hommes se pointent dans un…