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En rafale...


Une femme qui pose des questions est une « faiseuse de troubles ». Un homme qui pose des questions, lui, est compétent. Et comme je (me) pose beaucoup de questions…

Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi 679 000 personnes ont regardé le premier épisode de XOXO, mais on n’a pas encore 10 000 signatures pour la réforme du mode de scrutin ?

Le tiers des électeurs-rices au Québec qui ne sont pas allés voter… Est-ce les mêmes qui regardent de la télé poubelle ?

Pourquoi, moi, je n’ai pas le droit de donner du sang simplement parce que je me trouvais en Angleterre lors d’un épisode de vache folle, mais la fille dans le métro qui mâche sa gomme de cette façon a le droit d’en donner, elle ?

Quelques jours après avoir décliné son invitation à « sortir avec », le voisin d’à côté m'a traitée d’« ostie d’grosse vache » … Ça donne vraiment le goût d’aller prendre un verre en tête à tête, pas vrai ? (Les narcissiques sont parmi nous)

Le chauffeur d’autobus parle de l’été des Indiens avec une dame en avant. Faut-il dorénavant dire : a) l’été des Autochtones ? b) l’été des Premières Nations ? Ou c) aucune de ces réponses; ce ne se dit plus pantoute ?

Au fait, pourquoi on parle des « deux solitudes » au Canada ? C’est pas trois, si on inclue les Autochtones ?

C’est quoi au juste l’affaire avec les jeunes femmes qui se teignent les cheveux gris et les femmes matures qui ont les cheveux rouges, mauves ou bourgognes… Est-ce qu’il y a un lien avec les menstruations ?

Si le bus avait vraiment une voie prioritaire dans les rues de Montréal, et qu’il allait plus vite que les voitures, vous ne pensez pas que plus de monde embarquerait ?

Pourquoi quand on achète un paquet de cigarettes au Québec, il y a des avertissements pour la santé, mais les annonces de chars, elles, n’avisent pas des dangers et des dommages causés à la planète ?

Pourquoi ces annonces de chars, justement, se font toujours dans la nature - les montagnes, le désert ou le bord de la mer (et jamais dans un bouchon) ? Est-ce pour nous montrer que vous êtes réellement en train de la scrapper ?

J’aimerais ça un jour avoir du pouvoir, juste pour comprendre comment ça monte à la tête… C’est quoi le lien, précisément, entre le pouvoir et l’arrogance?

À quel moment dans la vie on décide que c’est correct de parler seule en public?

L’organe le plus énergivore du corps, c’est le cerveau. Existe-t-il un lien avec le taux d’obésité croissant ?

Si je demandais aux deux filles qui jasent ensemble, à côté de mon tapis roulant au gym, de me donner 25 cents à chaque fois qu’elles disent le mot « genre », combien d’argent je ferais en 30 minutes vous pensez... genre ?

« Ce qui ne tue pas rend plus fort. » Vincent Marissal est apparemment devenu immortel. Mais comment se fait-il que, moi, je me sens juste plus fatiguée ?

Quand j’entends les gens parler de leurs beaux programmes à la télé, des émissions de télévision qu’ils ne doivent surtout pas manquer, et de leurs jeux sur leurs ordis, je me dis : « On fera jamais une Révolution avec c’te monde là ! » (Pas de question, c’est juste une constatation.)

À tous les jours, il y a au moins 6 Témoins de Jéhovah au métro Pie-IX (côté ouest seulement). Imaginez si on faisait pareil pour promouvoir l’indépendance… Est-ce une question de foi ?

Si les femmes perdent le droit d’enseigner aux enfants parce qu’elles portent le voile, on fait quoi alors avec les hommes qui dirigent nos institutions la tête dans le sable ?

Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi tout le monde veut être célèbre alors que j’ai lu quelque part que « L’anonymat c’est le bonheur » ?

Messages les plus consultés de ce blogue

Mobilité vs mobilisation

On aime parler de mobilité depuis quelques années. Ce mot est sur toutes les lèvres. C’est le nouveau terme à la mode. Tout le monde désire être mobile, se mouvoir, se déplacer, dans son espace intime autant que possible, c’est-à-dire seul dans son char, ou encore dans sa bulle hermétique dans les transports collectifs, avec ses écouteurs sur la tête, sa tablette, son livre, son cell, des gadgets, alouette. On veut tous être mobile, être libre, parcourir le monde, voyager, se déplacer comme bon nous semble. On aime tellement l’idée de la mobilité depuis quelque temps, qu’on a même, à Montréal, la mairesse de la mobilité, Valérie Plante. On affectionne également les voitures, les annonces de chars, de gros camions Ford et les autres - vous savez, celles avec des voix masculines bien viriles en background - qui nous promettent de belles escapades hors de la ville, voire la liberté absolue, l’évasion somme toute, loin de nos prisons individuelles. Dans l’une de ces trop nombre

Femmes consommables

Elles ne datent pas d’hier, ces maudites pubs à marde. Mais lorsque j’ai aperçu celle-ci, au début de l’été, cette gigantesque publicité de bières au métro McGill, j’ai pensé, comme une vraie hurluberlue habitant toujours la planète Utopie  : «  Pfft ! Ça ne passera jamais ! Dans l’temps de l’dire, ces affiches seront recouvertes de collants "pub sexiste" que les féministes apposent ici et là, au centre-ville de Montréal. Check ben ça… ! » Je suis repassée maintes fois devant depuis, jamais vu un seul collant, sapristi. Neuf femmes consommables, mesdames et messieurs – neuf ! un vrai harem –, bien fraîches évidemment, et de préférence « à prendre » sur le bord d’un lac quelque part pendant vos vacances : la Brise du lac , la Ci-boire , la Matante , la Désirée , la Chipie , la Valkyrie , la Joufflue , la Belle Mer – quelqu’un devrait définitivement aller consulter –, ou encore la Nuit blanche – j’imagine que, comme Brise du lac , elle aussi n’est que de passage… I

Il s’appelle Izzy…

Il est jeune. Il est beau. Et il bouge comme un dieu grec, un danseur naturel, en duo, que dis-je, en symbiose avec sa guitare électrique. Voilà seulement trois semaines qu’il est débarqué à Montréal, et pourtant, voilà maintenant trois fois que les vrombissements de son instrument m’appellent au loin (comme le cri du mâle avisant les femelles dans les parages), retentissant tantôt devant la Place des arts, tantôt au métro Mont-Royal, et aujourd’hui encore, à la Place Émilie-Gamelin. Chaque fois, complètement hypnotisée par ce musicien en mouvement, je reste là à l’écouter, à l’observer de très près, pantoise, voire en pâmoison, la bouche ouverte, vibrant de joie, tapant du pied et cognant de la tête - et non, généralement parlant, « la madame » constamment à boutte de toute ne se pâme pas si facilement que cela. Mais là, elle a même sorti son Kodak, un événement en soi, pour finalement, après trois sons de cloche de la vie, immortaliser ce moment. Car voyez-vous, Izzy, 19 an