Passer au contenu principal

« NOW is female »


Il y a quelques années est apparu le slogan féministe  « The future is female » que plusieurs vedettes arboraient fièrement. Or il est faux. It's happening NOW... mother f**kers! 

Le futur, c'est maintenant

Ce n'est pas dans quelques années ou décennies que les femmes prendront leur place et seront enfin entendues, c'est maintenant que ça se passe. Partout, des femmes prennent la parole (des hommes aussi), dénoncent leurs agresseurs, et ma foi, ils sont nombreux. Les prédateurs sont parmi nous, des personnalités narcissiques pour la plupart, en position de pouvoir, creuset propice à l'abus et ses multiples dérapages.

Qui a dit que le féminisme était terminé, fini, caputpu besoin?

On le constate maintenant plus que jamais, la misogynie existe encore, perdure dans tous les milieux, insidieuse, perverse, violente. Elle remonte à la surface, comme jamais auparavant, mise en lumière par la force du nombre des témoignages. (Les femmes qui dénoncent seules sont plus souvent qu'autrement trainées dans la boue, abusées à nouveau par le système en place, désuet et machiste.)

Ensuite, n'a qu'à entendre le déni de plusieurs de ces agresseurs pour saisir la profondeur de leur mépris envers les femmes. Weinstein, dont le nombre de victimes atteint maintenant la soixantaine, nie toujours la violence de ses actes et persiste à dire que toutes ces relations étaient consenties. À quoi bon parler de thérapie et de "cure" dans son cas, un non-sens, la première étape d'une modification d'attitude et de comportement étant justement la reconnaissance du problème lui-même. Jail time please.

L'ex-entraîneur de ski féminin Bertrand Charest, reconnu coupable de crimes sexuels sur neuf athlètes, se pose quant à lui en victime (12 ans! 12 ans! 12 ans de prison! - la peine sera rendue ultérieurement). Et les États-Unis d'Amérique, avec leur président orange misogyne, nous rappellent chaque jour qui passe sous son "règne" narcissique chaotique que les crimes sexuels commis envers les femmes ne pèsent pas lourd dans la balance ou même aux urnes.

Il y a également toutes ces formes de misogynie politically-couvertes. Elles sont diverses et tellement ancrées dans les moeurs machistes de la société qu'elles sont difficilement détectables, sauf lorsque le scandale éclate. C'est le cas notamment du Républicain Tim Murphy en Pennsylvanie, grand opposant à l'avortement bien évidemment... du moins jusqu'à ce que sa maîtresse tombe enceinte. L'incitant alors à mettre un terme à sa grossesse - grand principe, quand tu nous tiens -, il démissionne ensuite, éclaboussé par l'affaire.

Bref, il reste encore beaucoup de chemin à faire pour atteindre l'égalité homme-femme. Mais le présent se conjugue au féminin. Et non, tout n'est pas rose.
***

Grande manifestation contre la haine et le racisme; dimanche 12 novembre 2017, 14h à Montréal

Au Boys Club des Grands Ballets canadiens de MontréalNON à l'américanisation de ma profession!

Messages les plus consultés de ce blogue

Je me souviens... de Ludmilla Chiriaeff

(photo: Harry Palmer) La compagnie de danse classique, les Grands Ballets canadiens, a été fondée par une femme exceptionnelle qui a grandement contribué à la culture québécoise, Ludmilla Chiriaeff (1924-1996), surnommée Madame. Rien de moins. Femme, immigrante, visionnaire Née en 1924 de parents russes à Riga, en Lettonie indépendante, Ludmilla Otsup-Grony quitte l’Allemagne en 1946 pour s’installer en Suisse, où elle fonde Les Ballets du Théâtre des Arts à Genève et épouse l’artiste Alexis Chiriaeff. En janvier 1952, enceinte de huit mois, elle s’installe à Montréal avec son mari et leurs deux enfants – elle en aura deux autres dans sa nouvelle patrie. Mère, danseuse, chorégraphe, enseignante, femme de tête et d’action, les deux pieds fermement ancrés dans cette terre d’accueil qu’elle adopte sur-le-champ, Ludmilla Chiriaeff est particulièrement déterminée à mettre en mouvement sa vision et développer par là même la danse professionnelle au Québec : « Elle portait en

Femmes consommables

Elles ne datent pas d’hier, ces maudites pubs à marde, mais lorsque j’ai aperçu celle-ci, au début de l’été, cette gigantesque publicité de bières au métro McGill, j’ai pensé, comme une vraie hurluberlue habitant toujours la planète Utopie  : «  Pfft ! Ça ne passera jamais ! … Dans l’temps de l’dire, ces affiches seront recouvertes de collants "pub sexiste" que les féministes apposent ici et là, au centre-ville de Montréal. Check ben ça… ! » Je suis repassée maintes fois devant depuis, jamais vu un seul collant, sapristi. Neuf femmes consommables, mesdames et messieurs, - neuf ! un vrai harem - bien fraîches évidemment, et de préférence « à prendre » sur le bord d’un lac quelque part pendant vos vacances : la Brise du lac , la Ci-boire , la Matante , la Désirée , la Chipie , la Valkyrie , la Joufflue , la Belle Mer – quelqu’un devrait définitivement aller consulter – ou encore la Nuit blanche – j’imagine que, comme Brise du lac , elle aussi n’est que de passage…

Maripier Morin: la dissonance «belle-mauvaise»

Oubliez la pandémie, la COVID-19 et ses effrayants variants, comme 501.V2  ou B.1.351. Oubliez les sans-abri, les itinérants et la crise du logement. On n’en a, ces jours-ci, au Québec, que pour l’affaire Maripier Morin et son récent passage à l’émission Tout le monde en parle . Ça ne s’invente pas.  Plusieurs professionnels de l’image, des relations publiques et des tactiques de communication ont été appelés à se prononcer sur diverses tribunes, à étayer leurs analyses et leur expertise, à savoir si le retour de la belle animatrice est une bonne affaire ou pas (lire entre autres Le mea culpa de Maripier Morin ne convainc qu’à moitié , Le Devoir , 4 mai 2021).  D’une part, disons-le franchement, s’il s’agissait d’un homme, d’un agresseur, d’un intimidateur ou d’un « graineux » de verre, il n’aurait jamais été invité sur le plateau de l’émission dominicale. (Ou est-ce que tous ces messieurs ont refusé l’invitation l’automne dernier ?)  Maripier Morin est non seulement une très belle je