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Messages

Affichage des messages du février, 2026

Virer à droite

Féministe, progressiste, indépendantiste, militante, je me suis toujours considérée de gauche. Cela va de soi, non ? Mais depuis quelques années maintenant, la gauche tire tellement à gauche de la gauche que, forcément (par la force du mouvement, effectivement), on se retrouve soudainement à droite. Au secours !  Je suis féministe, et donc, je m’oppose, entre autres, à toute forme d’oppression, d’utilisation et d’exploitation du corps de la femme. Mais, depuis plusieurs années maintenant, le discours gauchiste a subi une entorse idéologique à son raisonnement féministe et les gauchistes soutiennent dorénavant, et ce, en très grand nombre, des vêtements et des signes religieux qui servent pourtant à ostraciser les femmes, à les invisibiliser, à les effacer dans l’espace public. Et lorsque vient le moment de dénoncer ce travers, ce renversement idéologique de la gauche, on vous traitera de tous les noms. « Islamophobe ! »  Indépendantiste, je suis aussi nationaliste. J...

Mardi gras: «Le diable à la danse»

La danse a toujours été associée aux forces du Mal, à la présence satanique, aux manifestations et « contorsions diaboliques », et donc, au péché, du moins dans la religion catholique. Salomé, par exemple, est un personnage biblique qui incarne « la puissance diabolique » et funeste « d’une femme qui danse ». (1) Selon l’un des pères fondateurs de l’Église catholique, Jean Chrysostome (vers 345-407), d’ailleurs : «  Ubi Saltatio Ibi Diabolus  ». « Là où il y a la danse, il y a le diable ». Ce lien intime entre la danse et le prince des anges déchus est à la source de nombreuses légendes, comptines et contes pour enfants. Il existe également un proverbe suédois éloquent à cet effet : « Il n’y a pas de danse sans que le diable y mette sa queue » …  En raison de ce malheureux amalgame entre « Le Malin » et le domaine de Terpsichore, plusieurs sociétés et religions ont interdit la pratique de la danse, au fil du temps, ce...

La femme corps (encore)

L’immense panneau publicitaire surplombe une partie du quai de la rame de métro à la station Berri-UQAM. Comme c’est le cas dans la majorité des publicités sexistes, le corps de la femme est de nouveau présenté comme un objet. Dans ce cas-ci, pour vendre un ridicule mascara « 24 heures ». Sur l’affiche, un corps de femme est utilisé pour illustrer le merveilleux design de la brosse, la brosse étant située juste devant, superposée au corps d’une femme pour nous rappeler ses « courbes ». Courbé, « corps et volume », voilà les mots-clés. La brosse est un corps de femme, et vice versa, la femme est une brosse. C’est du pareil au même, le corps de la femme est un objet. Un objet qui s’achète et que l’on peut utiliser à souhait pour, éventuellement, le jeter et passer à un autre. Même affaire, même chose. Une chose. Un objet. Un corps de femme exploitable et exploité. La brosse « courbée et innovante » «  Sensational Body  » de Maybelline ....

S’afficher clairement comme «autre»

J’en ai royalement marre de ce discours sirupeux et de ces nombreux textes d’opinion de la gauche bien-pensante et multiculturaliste sexiste à souhait voulant nous faire croire que nous, les Québécois, ciblons et stigmatisons des femmes musulmanes simplement parce qu’elles sont voilées, affirmant que nous marginalisons les nouveaux arrivants comme « autres » avec nos lois québécoises « discriminatoires » sur la laïcité.  Pourtant, nos lois sont encore trop timides, ne vont pas assez loin . Il serait plus que temps de se développer une colonne vertébrale. Qui est aveugle dans cette affaire religieuse ? Vous ne les voyez pas, toutes ces femmes portant un niqab dans l’espace public québécois ? Qui a véritablement  les yeux bandés ?  La peur de l’autre, vraiment ?  J’ai vécu pendant plus de cinq années dans un autre pays. J’étais « l’étrangère », ma chère, dans un pays où il n’était pas nécessairement bon d’attirer l’attention sur soi comme...