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En rafale… (4)


Un homme qui pose des questions cherche la vérité. Une femme qui pose des questions, elle, cherche la chicane…

On appelle notre planète la Terre-Mère. Est-ce parce que c’est une femme qu’on la néglige, l’exploite et en abuse autant depuis si longtemps ?

Si la nécessité est la mère de l’invention, le père, lui, c’est qui au juste, pis y fait quoi pendant ce temps-là ?

C’est tout de même incroyable cette histoire : « Une pilote partie de Montréal aurait vu un phénomène lumineux inexpliqué ». Quoi ?! Une femme aux commandes ? …

Autre histoire inusitée : Un photojournaliste québécois arrêté à Cuba. « Selon lui, les policiers ont fait référence au contenu de conversations téléphoniques qu'il avait eu juste avant avec Mme Soler elle-même [une dissidente] et avec un journaliste critique du régime. » Attends, t’as parlé à des dissidents cubains au téléphone ?? Allô-oo ? … (Je ne parlerai de mes années à Cuba qu’en présence de mon avocate.)

Samedi 10 novembre dernier, la manifestation pour la planète à Montréal avait attiré des dizaines de milliers de personnes – certains ont estimé la foule à quelque 50 000 personnes -, bref, tout le monde était vraiment excité par cette mobilisation citoyenne. Le samedi suivant, 17 novembre donc, « plus de 300 000 personnes » étaient attendues pour le défilé du père Noël au centre-ville de Montréal… 1) Est-ce qu’on appelle ça de la mobilisation commerciale ? 2) Quelqu’un peut-il m’expliquer ces chiffres ?

Quelque temps après m’avoir traitée d’« ostie d’grosse vache », Narcisse à côté a déclaré que « tous les hommes devraient être à [m]es pieds »… « Pourquoi ? Pour me traire ? » ... Game on, moron. (Les narcissiques sont parmi nous)

Si l’homosexualité était vraiment un choix, vous ne pensez pas que beaucoup d’hétéros auraient déjà changé d’équipe ?

François Lambert vient de publier un livre intitulé « Ce que j’en pense ». Vous appelez ça « penser », vous, monsieur ? (Lettre ouverte à François Lambert)

Au fait, c’est qui les véritables « assistés sociaux » au Québec qui profitent le plus du système ? (Lire Violences, de Jean-François Nadeau)

Avez-vous remarqué que le mot arrogant en anglais, c’est cocky ? J’dis ça d’même…

L’ego a-t-il vraiment besoin d’un musée alors qu’il est omniprésent dans la société ?

C’est juste moi ou, au gym, on doit nécessairement marcher, courir, pédaler, etc. en suivant le rythme de la musique. C’est juste ça, finalement, l’entraînement ?

Usagers de la ligne verte dans l’est de Montréal : le savez-vous que la station Beaudry est fermée ? L’année va être longue en titi, non ? … Merci de votre compréhension.

Les pubs pour Casse-Noisette sont de retour… (Pas de question, c’est juste une constatation. Faire bouger le monde. N’importe comment. … Oui, je sais, je suis vraiment gossante avec le maudit Boys Club des Grands Ballets. Parlez-en à la grande Petrowski.)

Quand le moment fort de ta journée c’est de voir arriver un beau métro Azur tout neuf, est-ce signe qu’il est temps d’aller voir ailleurs si l’on y est ? (Tranquillement, je remplis mon cochon. Une tirelire, s’entend…)

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Les fausses belles femmes

Après les Femmes poupées, femmes robotisées , voilà maintenant de fausses belles femmes dans un factice concours de beauté. Totalement artificielles, ces femmes, vous comprenez, ces différentes images ayant été générées par l’intelligence artificielle (IA) - (lire  Miss AI - Un podium de beauté artificielle ). Pour faire simple, il s’agit en réalité d’une vraie compétition toute féminine de la plus belle fausse femme créée par des hommes. Vous me suivez ? Non, on n’arrête pas le progrès. Ce sont majoritairement des hommes qui se cachent derrière la fabrication de ces images de fausses femmes. Des créateurs masculins qui passent sûrement d’innombrables heures devant un écran d’ordinateur à créer la femme idéale (ou de leurs rêves, allez savoir), à partir, on s’en doute, de leurs désirs, fantasmes, idéaux et propres standards de beauté – la beauté étant dans les yeux de celui qui regarde évidemment. Une beauté exclusivement physique, rappelons-le.  Même le jury est artificiel – à l’excep

Mobilité vs mobilisation

On aime parler de mobilité depuis quelques années. Ce mot est sur toutes les lèvres. C’est le nouveau terme à la mode. Tout le monde désire être mobile, se mouvoir, se déplacer, dans son espace intime autant que possible, c’est-à-dire seul dans son char, ou encore dans sa bulle hermétique dans les transports collectifs, avec ses écouteurs sur la tête, sa tablette, son livre, son cell, des gadgets, alouette. On veut tous être mobile, être libre, parcourir le monde, voyager, se déplacer comme bon nous semble. On aime tellement l’idée de la mobilité depuis quelque temps, qu’on a même, à Montréal, la mairesse de la mobilité, Valérie Plante. On affectionne également les voitures, les annonces de chars, de gros camions Ford et les autres - vous savez, celles avec des voix masculines bien viriles en background - qui nous promettent de belles escapades hors de la ville, voire la liberté absolue, l’évasion somme toute, loin de nos prisons individuelles. Dans l’une de ces trop nombre

Pour en finir avec Cendrillon

Il existe de nombreuses versions de « Cendrillon, ou, la Petite Pantoufle de verre », comme Aschenputtel,  ou encore « Chatte des cendres »... passons. Mais celle connue en Amérique, voire dans tous les pays américanisés, et donc édulcorée à la Walt Disney, est inspirée du conte de Charles Perrault (1628-1703), tradition orale jetée sur papier à la fin du 17 e  siècle. D'ores et déjà, ça commence mal. En 2015, les studios Walt Disney ont d'ailleurs repris leur grand succès du film d'animation de 1950, en présentant  Cinderella  en chair et en os, film fantastique (voire romantico-fantasmagorique) réalisé par Kenneth Branagh, avec l'excellente Cate Blanchett dans le rôle de la marâtre, Madame Trémaine ( "très" main , en anglais), généralement vêtue d'un vert incisif l'enveloppant d'une cruelle jalousie, Lily James, interprétant Ella (elle) dit Cendrillon (car Ella dort dans les cendres, d'où le mesquin surnom), Richard Madden, appelé Kit

Je me souviens... de Ludmilla Chiriaeff

(photo: Harry Palmer) La compagnie de danse classique, les Grands Ballets canadiens, a été fondée par une femme exceptionnelle qui a grandement contribué à la culture québécoise, Ludmilla Chiriaeff (1924-1996), surnommée Madame. Rien de moins. Femme, immigrante, visionnaire Née en 1924 de parents russes à Riga, en Lettonie indépendante, Ludmilla Otsup-Grony quitte l’Allemagne en 1946 pour s’installer en Suisse, où elle fonde Les Ballets du Théâtre des Arts à Genève et épouse l’artiste Alexis Chiriaeff. En janvier 1952, enceinte de huit mois, elle s’installe à Montréal avec son mari et leurs deux enfants – elle en aura deux autres dans sa nouvelle patrie. Mère, danseuse, chorégraphe, enseignante, femme de tête et d’action, les deux pieds fermement ancrés dans cette terre d’accueil qu’elle adopte sur-le-champ, Ludmilla Chiriaeff est particulièrement déterminée à mettre en mouvement sa vision et développer par là même la danse professionnelle au Québec : « Elle portait en