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Rumeurs de la rue d’Orléans

 

Avouez que c’est tout de même incroyable. Les femmes ne peuvent toujours pas être ordonnées « prêtres » au sein de l’Église catholique, mais tu peux faire [t]on sermon en drag. Bravo les boys.

Sur un autobus de la STM, il y a une affiche publicitaire avec le message suivant: « Jésus t'aime ». Si vous êtes un homme, oui, très certainement. – «Jésus vous aime » (2)

Selon certains concitoyens d’Hochelag qui se tiennent à la Place Valois (LA place en ville, entre autres, pour son festival du triporteur), Denis Coderre a «perdu trop de poids » et « ça ne lui fait pas bien » … Toutes les raisons sont bonnes pour que monsieur « Gros ego » ne revienne pas à la mairie de Montréal. Valérie ! Valérie ! Valérie ! 

Selon certains complotistes rencontrés dernièrement, les DEUX doses du vaccin contre la COVID-19 sont effectivement nécessaires… attention, pour activer la puce à l’intérieur. Une dame m’a très bien expliqué le processus : La deuxième dose « rencontre » la première dose et, ensemble, elles « activent » la puce de contrôle. « Faut vraiment être malade pour se mettre ça dans le corps », conclue la dame. Le monde est « malade » en effet. (Une heure sur Terre avec un complotiste

Quelqu'un dans la salle peut-il expliquer aux gens comment fonctionne le système immunitaire, svp ?

Une émission de télé-réalité américaine intitulée The Activist a été annulée en raison de nombreuses protestations. C’est ça le show finalement, non ? La suite devrait s’appeler That’s it

Lors d’un récent match de soccer du CF Montréal, un avion est passé plusieurs fois au-dessus du Stade Saputo avec un important message : « Ramenez l’Impact ». Questions : 1) Pensez-vous que cela a eu un impact ? 2) Ça coûte combien louer un avion avec une banderole en arrière ? 3) Est-ce écolo comme méthode de protestation ? … 

L’animatrice Véronique Cloutier a elle aussi loué un avion pour « se venger » d’un collègue/ami et lui faire une petite blague. Manifestement, certaines personnes ont beaucoup trop d’argent et ne savent plus quoi en faire. Vous savez qu’il y a plein de causes pas mal plus importantes à défendre, non ? Comme la crise climatique, par exemple. (Survivrons-nous à cette ère narcissique?

« Peut-on être féministe et engager une femme de ménage ? » La réponse très courte est oui. Mais pourquoi, mesdames, vous ne posez pas la question directement à des femmes de ménage, au lieu de parler en leur nom « du haut de [v]os diplômes et de [v]os privilèges » ? N’importe quoi. 

Les Québécois sous-estiment la pauvreté, révèle un sondage. Selon l'article, 1,2 million de Québécois sont en situation de pauvreté. (La pauvreté, cette prison)

La police est venue ici, récemment, en raison d’un voisin problématique et potentiellement violent, un minable intimidateur de merde : « Il s’appelle comment, ce monsieur ? », demande le policier. « Jocelyn le crétin », répondis-je fermement. « C’est son vrai nom de famille, Le Crétin ? », insiste monsieur l’agent… (On se sent presque en sécurité.) (La pauvreté, cette prison)

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Photo : S. Marchand, « Un dimanche au parc », Parc Maisonneuve, Montréal, 19 sept. 2021.

Messages les plus consultés de ce blogue

Les fausses belles femmes

Après les Femmes poupées, femmes robotisées , voilà maintenant de fausses belles femmes dans un factice concours de beauté. Totalement artificielles, ces femmes, vous comprenez, ces différentes images ayant été générées par l’intelligence artificielle (IA) - (lire  Miss AI - Un podium de beauté artificielle ). Pour faire simple, il s’agit en réalité d’une vraie compétition toute féminine de la plus belle fausse femme créée par des hommes. Vous me suivez ? Non, on n’arrête pas le progrès. Ce sont majoritairement des hommes qui se cachent derrière la fabrication de ces images de fausses femmes. Des créateurs masculins qui passent sûrement d’innombrables heures devant un écran d’ordinateur à créer la femme idéale (ou de leurs rêves, allez savoir), à partir, on s’en doute, de leurs désirs, fantasmes, idéaux et propres standards de beauté – la beauté étant dans les yeux de celui qui regarde évidemment. Une beauté exclusivement physique, rappelons-le.  Même le jury est artificiel – à l’excep

Mobilité vs mobilisation

On aime parler de mobilité depuis quelques années. Ce mot est sur toutes les lèvres. C’est le nouveau terme à la mode. Tout le monde désire être mobile, se mouvoir, se déplacer, dans son espace intime autant que possible, c’est-à-dire seul dans son char, ou encore dans sa bulle hermétique dans les transports collectifs, avec ses écouteurs sur la tête, sa tablette, son livre, son cell, des gadgets, alouette. On veut tous être mobile, être libre, parcourir le monde, voyager, se déplacer comme bon nous semble. On aime tellement l’idée de la mobilité depuis quelque temps, qu’on a même, à Montréal, la mairesse de la mobilité, Valérie Plante. On affectionne également les voitures, les annonces de chars, de gros camions Ford et les autres - vous savez, celles avec des voix masculines bien viriles en background - qui nous promettent de belles escapades hors de la ville, voire la liberté absolue, l’évasion somme toute, loin de nos prisons individuelles. Dans l’une de ces trop nombre

Pour en finir avec Cendrillon

Il existe de nombreuses versions de « Cendrillon, ou, la Petite Pantoufle de verre », comme Aschenputtel,  ou encore « Chatte des cendres »... passons. Mais celle connue en Amérique, voire dans tous les pays américanisés, et donc édulcorée à la Walt Disney, est inspirée du conte de Charles Perrault (1628-1703), tradition orale jetée sur papier à la fin du 17 e  siècle. D'ores et déjà, ça commence mal. En 2015, les studios Walt Disney ont d'ailleurs repris leur grand succès du film d'animation de 1950, en présentant  Cinderella  en chair et en os, film fantastique (voire romantico-fantasmagorique) réalisé par Kenneth Branagh, avec l'excellente Cate Blanchett dans le rôle de la marâtre, Madame Trémaine ( "très" main , en anglais), généralement vêtue d'un vert incisif l'enveloppant d'une cruelle jalousie, Lily James, interprétant Ella (elle) dit Cendrillon (car Ella dort dans les cendres, d'où le mesquin surnom), Richard Madden, appelé Kit

Je me souviens... de Ludmilla Chiriaeff

(photo: Harry Palmer) La compagnie de danse classique, les Grands Ballets canadiens, a été fondée par une femme exceptionnelle qui a grandement contribué à la culture québécoise, Ludmilla Chiriaeff (1924-1996), surnommée Madame. Rien de moins. Femme, immigrante, visionnaire Née en 1924 de parents russes à Riga, en Lettonie indépendante, Ludmilla Otsup-Grony quitte l’Allemagne en 1946 pour s’installer en Suisse, où elle fonde Les Ballets du Théâtre des Arts à Genève et épouse l’artiste Alexis Chiriaeff. En janvier 1952, enceinte de huit mois, elle s’installe à Montréal avec son mari et leurs deux enfants – elle en aura deux autres dans sa nouvelle patrie. Mère, danseuse, chorégraphe, enseignante, femme de tête et d’action, les deux pieds fermement ancrés dans cette terre d’accueil qu’elle adopte sur-le-champ, Ludmilla Chiriaeff est particulièrement déterminée à mettre en mouvement sa vision et développer par là même la danse professionnelle au Québec : « Elle portait en