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En rafale... (oct 2019)


« [L]e monde entier est un boys club » … Ah, c’est ça ! Ok, je pensais que c’était seulement certains petits groupes de privilégiés, quelques institutions, organisations, associations, départements, gouvernements, ministères, stations de radio, équipes de rédaction, compagnies de ballet, etc. qui DISCUTENT ET DÉCIDENT ENTRE EUX, instrumentalisant inlassablement les femmes comme bon leur semble. (NON à l’américanisation de la danse-thérapie au Québec mise en place par le boys club des Grands Ballets canadiens de Montréal !)

Ok c’est beau, les boys (et Mme. May), vous pouvez arrêter de parler de vos fausses promesses électorales. On a déjà voté, la semaine passée. - Record pour le vote par anticipation

C’est qui, au fait, qui parlait du mauvais français des francophones à l’extérieur du Québec récemment ? Avez-vous vu la qualité du français, ici, au Québec ? : « Nous somme désoler mais la salle a manger es fermer toute fois le service au volant reste ouvert merci de votre compréhension » … Ayoille ! J’ai mal à ma fleur de lys.

Tiens, ça faisait déjà un boutte que je me demandais, c’est quoi, au juste, le traitement efficace pour extirper mon peuple de la dépression majeure. Selon Mathieu Bock-Côté, « [c]’est la question identitaire qui mobilise les électeurs, qui les sort de leur léthargie, qui les amène à renouer avec un nationalisme militant. La suite pourrait être intéressante. » … Attends, es-tu en train de me dire, toé là, qu’on pourrait se remettre à parler d’identité, de nationalisme et d’indépendance au Québec ? Ou est-ce que je m’excite encore le pompon pour rien, moé là ? (Salut Falardeau)

Saviez-vous que, si vous n’avez pas le câble et que vous regardez Radio-Can sur Internet, vous avez droit à de vraies pauses SANS publicité ? « Pause publicitaire. Nous serons de retour dans quelques instants », accompagné d’un joli visuel (vraiment) hallucinant et de silence… La paix. La sainte paix.

Mais bon, après, ça repart… « Ah non ! Pas encore elle avec sa maudite annonce de char ! »

Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté – 17 octobre : Juste le 17 octobre ? That’s it ! UNE journée par année ? On n’est clairement pas sortis du trou. (La pauvreté, cette prison)

« Change is around the corner », apparemment… Pourriez-vous svp me préciser quel coin au juste ? Car j’ai parcouru pas mal toute la ville et… rien, pas de changement à l’horizon.

Des membres du mouvement écologiste Extinction Rebellion bloquent des transports collectifs en Angleterre - Des écologistes face à une foule en colère dans le métro de Londres. Quoi ?! Vous bloquez des transports en commun ? Vraiment ? C’est ça, votre plan de match ? ... Preuve que l’on peut à la fois être militant et niochon, c’est-à-dire ne pas penser avant d’agir.

Hein ? Les Catalans font une « marche de la liberté » ? J’veux y aller !

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« Peut-être finirons-nous, à la fin des fins, par comprendre que, sans un pays à nous, nous ne serons jamais autre chose que de braves petits coloniaux de l’intérieur. »
- René Lévesque (1922-1987), Chroniques politiques

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Les fausses belles femmes

Après les Femmes poupées, femmes robotisées , voilà maintenant de fausses belles femmes dans un factice concours de beauté. Totalement artificielles, ces femmes, vous comprenez, ces différentes images ayant été générées par l’intelligence artificielle (IA) - (lire  Miss AI - Un podium de beauté artificielle ). Pour faire simple, il s’agit en réalité d’une vraie compétition toute féminine de la plus belle fausse femme créée par des hommes. Vous me suivez ? Non, on n’arrête pas le progrès. Ce sont majoritairement des hommes qui se cachent derrière la fabrication de ces images de fausses femmes. Des créateurs masculins qui passent sûrement d’innombrables heures devant un écran d’ordinateur à créer la femme idéale (ou de leurs rêves, allez savoir), à partir, on s’en doute, de leurs désirs, fantasmes, idéaux et propres standards de beauté – la beauté étant dans les yeux de celui qui regarde évidemment. Une beauté exclusivement physique, rappelons-le.  Même le jury est artificiel – à l’excep

Mobilité vs mobilisation

On aime parler de mobilité depuis quelques années. Ce mot est sur toutes les lèvres. C’est le nouveau terme à la mode. Tout le monde désire être mobile, se mouvoir, se déplacer, dans son espace intime autant que possible, c’est-à-dire seul dans son char, ou encore dans sa bulle hermétique dans les transports collectifs, avec ses écouteurs sur la tête, sa tablette, son livre, son cell, des gadgets, alouette. On veut tous être mobile, être libre, parcourir le monde, voyager, se déplacer comme bon nous semble. On aime tellement l’idée de la mobilité depuis quelque temps, qu’on a même, à Montréal, la mairesse de la mobilité, Valérie Plante. On affectionne également les voitures, les annonces de chars, de gros camions Ford et les autres - vous savez, celles avec des voix masculines bien viriles en background - qui nous promettent de belles escapades hors de la ville, voire la liberté absolue, l’évasion somme toute, loin de nos prisons individuelles. Dans l’une de ces trop nombre

Pour en finir avec Cendrillon

Il existe de nombreuses versions de « Cendrillon, ou, la Petite Pantoufle de verre », comme Aschenputtel,  ou encore « Chatte des cendres »... passons. Mais celle connue en Amérique, voire dans tous les pays américanisés, et donc édulcorée à la Walt Disney, est inspirée du conte de Charles Perrault (1628-1703), tradition orale jetée sur papier à la fin du 17 e  siècle. D'ores et déjà, ça commence mal. En 2015, les studios Walt Disney ont d'ailleurs repris leur grand succès du film d'animation de 1950, en présentant  Cinderella  en chair et en os, film fantastique (voire romantico-fantasmagorique) réalisé par Kenneth Branagh, avec l'excellente Cate Blanchett dans le rôle de la marâtre, Madame Trémaine ( "très" main , en anglais), généralement vêtue d'un vert incisif l'enveloppant d'une cruelle jalousie, Lily James, interprétant Ella (elle) dit Cendrillon (car Ella dort dans les cendres, d'où le mesquin surnom), Richard Madden, appelé Kit

Je me souviens... de Ludmilla Chiriaeff

(photo: Harry Palmer) La compagnie de danse classique, les Grands Ballets canadiens, a été fondée par une femme exceptionnelle qui a grandement contribué à la culture québécoise, Ludmilla Chiriaeff (1924-1996), surnommée Madame. Rien de moins. Femme, immigrante, visionnaire Née en 1924 de parents russes à Riga, en Lettonie indépendante, Ludmilla Otsup-Grony quitte l’Allemagne en 1946 pour s’installer en Suisse, où elle fonde Les Ballets du Théâtre des Arts à Genève et épouse l’artiste Alexis Chiriaeff. En janvier 1952, enceinte de huit mois, elle s’installe à Montréal avec son mari et leurs deux enfants – elle en aura deux autres dans sa nouvelle patrie. Mère, danseuse, chorégraphe, enseignante, femme de tête et d’action, les deux pieds fermement ancrés dans cette terre d’accueil qu’elle adopte sur-le-champ, Ludmilla Chiriaeff est particulièrement déterminée à mettre en mouvement sa vision et développer par là même la danse professionnelle au Québec : « Elle portait en